TRÉSORERIE 2025
225,9 milliards de FCFA de crédits supplémentaires Le projet de loi de règlement intègre l’ouverture, par décret d’avance du 20 août 2025, de 225,9 milliards de FCFA de crédits supplémentaires. Ces ressources ont été destinées à couvrir des dépenses considérées comme urgentes et prioritaires pour l’État. Le texte prévoit également 154,9 milliards de FCFA de crédits complémentaires pour les charges financières liées à la dette. À l’inverse, 398,4 milliards de FCFA de crédits non consommés du budget général doivent être annulés. Ces mouvements permettent d’ajuster les autorisations budgétaires aux besoins effectivement constatés au cours de l’exercice. Plus de 3 000 milliards mobilisés Les opérations de trésorerie et de financement affichent un résultat déficitaire de 144 milliards de FCFA. Toutefois, les ressources mobilisées atteignent 3 191 milliards de FCFA, contre une prévision initiale de 1 208,4 milliards, soit un taux de réalisation de 264,1 %. Les charges se sont, quant à elles, établies à 3 335 milliards de FCFA, contre 1 292,9 milliards prévus, correspondant à un taux d’exécution de 257,9 %. Le poids des remboursements de dette Dans le détail, les charges comprennent notamment 361 milliards de FCFA d’amortissements de la dette extérieure, 1 788,9 milliards de FCFA d’amortissements des prêts du secteur bancaire et 599,4 milliards de FCFA au titre des autres amortissements. Les prêts et avances représentent 11,4 milliards de FCFA. Une situation nette encore déficitaire Au terme de 2025, la situation nette de l’État ressort déficitaire à 5 953,3 milliards de FCFA. Malgré cette situation, le résultat de la comptabilité générale demeure positif, à 161,1 milliards de FCFA. Un suivi rigoureux La présentation de ces données permet de mesurer précisément les besoins de financement de l’État, mais aussi de suivre l’évolution des engagements financiers. Elle constitue un outil important pour renforcer la transparence et améliorer la programmation budgétaire. Anticipation sur les besoins futurs L’identification des crédits non consommés, le suivi des remboursements et l’évaluation des ressources mobilisées peuvent contribuer à une meilleure maîtrise des finances publiques. Ces éléments fournissent également aux décideurs une base pour ajuster les priorités budgétaires et anticiper les besoins futurs de trésorerie.