CRISE ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE
Une suspension qui reste en vigueur À travers la décision n°00134/MISD du 14 août 2026, le ministre de l’Intérieur avait prononcé, à titre conservatoire, la suspension du directoire issu du dernier Synode national de l’EEG. La légitimité de cette instance fait l’objet de contestations. La mesure interdisait également aux responsables concernés d’organiser ou de conduire des activités au nom de l’Église pendant la période de suspension. Dans un communiqué rendu public le 21 septembre, le ministère indique avoir reçu, le 9 septembre, une démarche émanant de membres d’une Initiative interne de médiation et de facilitation. Leur objectif affiché est de créer un cadre de dialogue susceptible de contribuer au règlement de la crise. Le ministère exige l’application de sa décision Selon l’administration, certaines activités auraient toutefois été menées par le Révérend Jean Daniel Alloggo Essimengane malgré la notification de la mesure conservatoire. Le ministère rappelle alors que « Il s’agit d’une décision administrative exécutoire et qui s’impose à ses destinataires ». L’avertissement est fondamental. Les responsables concernés doivent se conformer sans délai à la décision du 14 août. À défaut, l’administration indique qu’elle pourra utiliser les mécanismes prévus par la législation afin d’en assurer l’exécution. Malgré ce rappel à l’ordre, les autorités disent vouloir privilégier une sortie de crise. S’appuyant sur les orientations du Conseil des ministres du 18 septembre 2026, le ministre chargé des Cultes renouvelle son appel au comité des sages pour favoriser le dialogue et permettre un retour au fonctionnement normal de l’EEG. Le ministère précise enfin que « Le Ministre chargé des cultes se réserve le droit de recourir à tous les moyens d’exécution de cette décision administrative conformément aux dispositions des textes en vigueur ». La médiation interne apparaît désormais comme l’un des leviers pour rapprocher les différentes parties et tenter de mettre fin à une crise qui continue de placer l’EEG sous la vigilance des autorités.
L’appel à l’apaisement maintenu