GABON, QUAND LA FORMATION PROFESSIONNELLE LAISSE SES APPRENANTS DANS L’IMPASSE
En effet, censés durer 18 mois, ces élèves stagiaires ont passé pratiquement trois bonnes années au sein des centres de formation, une situation qui est survenue à cause de la grève des enseignants-formateurs intervenant dans les différents centres. Au centre de cette grève, des revendications concernant les vacations, des rappels de soldes et des intégrations. Une situation qui perdure, car les élèves stagiaires continuent d'attendre les départs en stage, conditionnés par l'obtention de l'examen de fin de formation qui, lui également, n'a toujours pas été programmé jusqu'à présent. Conséquence : plusieurs sentiments habitent les cœurs de ces derniers, entre sentiment d'abandon, inquiétude de ne jamais passer cet examen et découragement quant au temps perdu durant près de trois ans sur les bancs dans le néant.
Face aux difficultés des apprenants, la tutelle aux abonnés absents
Inscrits à l’issue de concours nationaux dans plusieurs centres de formation professionnelle, des apprenants se retrouvent aujourd’hui confrontés à des difficultés qui, selon leurs témoignages, compromettent leur parcours de qualification et leurs perspectives d’insertion professionnelle. Dans une lettre ouverte adressée à l’Agence nationale de formation et d’enseignement professionnels (ANFEP), ils exposent leurs préoccupations et interpellent les responsables du secteur sur une situation qui perdure. Au-delà des difficultés dénoncées, c’est surtout l’absence de réponse claire de la tutelle qui alimente l’inquiétude et le sentiment d’abandon chez ces apprenants, pourtant engagés dans un parcours censé leur ouvrir les portes de l’emploi.
Alors que ces jeunes attendent des éclaircissements sur leur formation, leur certification et leurs perspectives professionnelles, le silence des autorités compétentes laisse leurs interrogations sans réponse. Cette situation pose, dès lors, une question essentielle : qui pour entendre et répondre aux apprenants lorsque ceux-ci saisissent officiellement leur tutelle ? Entre attente, incertitude et risque de voir leurs projets professionnels compromis, les concernés réclament désormais des réponses concrètes et des mesures susceptibles de leur permettre de poursuivre leur formation dans des conditions normales et d’aboutir à la qualification promise.