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GABON CONTRE MENACES

GABON CONTRE MENACES
La cybersécurité au cœur des priorités


Libreville affirme ses choix diplomatiques. Le Gabon a franchi une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la sécurité internationale. En marge de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, Libreville a signé, le 23 septembre, deux instruments internationaux consacrés à des enjeux majeurs de la coopération mondiale. L’interdiction des armes nucléaires et la lutte contre la cybercriminalité.


Au nom de l’État gabonais, la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration et de la Diaspora, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a paraphé le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), ainsi que la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité, également connue sous le nom de Convention de Hanoï.


À travers cette double démarche, les autorités gabonaises entendent réaffirmer leur attachement au multilatéralisme, au droit international et à la coopération entre les États.


Une position réaffirmée sur le désarmement


La signature du TIAN vient conforter la ligne diplomatique adoptée par le Gabon sur les questions de désarmement et de non-prolifération. Le pays défend depuis plusieurs années l’objectif d’un monde débarrassé des armes nucléaires et prend part aux initiatives internationales consacrées à cette question.


Adopté en 2017 et entré en vigueur quatre ans plus tard, le traité interdit notamment la mise au point, la fabrication, l’acquisition, la détention, le stockage, le transfert et l’emploi des armes nucléaires. Il prohibe également la menace de leur utilisation.


Lors de la cérémonie, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny a souligné la détermination du Gabon à participer à cet effort collectif.


«Mon pays est fermement attaché à ces principes et souhaite réaffirmer son engagement et contribuer à leur mise en œuvre aux côtés de tous ses partenaires pour un monde plus sûr»


a-t-elle déclaré.


Selon les données des Nations unies citées dans ce contexte, le TIAN compte désormais 95 États signataires et 75 États parties.


La cybersécurité au cœur des préoccupations


Le second engagement concerne la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité. Sa signature intervient alors que les technologies numériques occupent une place croissante dans les activités économiques et sociales, mais offrent également de nouveaux terrains d’action aux réseaux criminels.


La Convention de Hanoï vise notamment à améliorer la coopération judiciaire entre les pays confrontés aux infractions numériques. Elle établit des mécanismes destinés à faciliter l’entraide entre autorités compétentes, mais aussi l’identification, la conservation et le partage des preuves électroniques.


Pour le Gabon, cette coopération apparaît essentielle face à des cybermenaces qui dépassent largement les frontières nationales.


Deux engagements, une même vision


À travers ces deux signatures, Libreville cherche ainsi à inscrire sa diplomatie dans une logique d’action collective. Les autorités gabonaises considèrent que la protection des populations, qu’il s’agisse des risques liés aux armes nucléaires ou des menaces issues du cyberespace, nécessite des réponses coordonnées.


La démarche traduit donc la volonté du Gabon de renforcer sa participation aux mécanismes internationaux et de privilégier le dialogue, le droit et la coopération pour répondre aux défis sécuritaires contemporains.

Par Pamphil

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