MATCH GABON-MAROC, LE MAROC INTERDIT LA RECONNAISSANCE DE TERRAIN AUX PANTHÈRES
D'après le quotidien L’Union, les responsables marocains ont refusé, lors de la réunion technique de jeudi dernier , la reconnaissance du stade Prince Moulay-Abdellah par les Panthères.
La sélection gabonaise devra donc jouer sans avoir effectué sa séance habituelle sur la pelouse du match. Cette reconnaissance permet aux joueurs de prendre leurs repères avec le terrain et ses conditions. Une situation qui intervient à la veille de ce rendez-vous important face au Maroc.
Une préparation perturbée à quelques heures du match
Au-delà de la pelouse, c’est toute une mécanique de préparation qui se retrouve bousculée. À ce niveau de compétition, chaque séance est minutieusement programmée afin de permettre aux joueurs et au staff de travailler dans des conditions précises, avec des horaires, des repères et des routines bien établis. Le changement de lieu de la dernière séance impose donc une adaptation de dernière minute, alors que les Panthères devraient normalement être entièrement concentrées sur les ultimes réglages avant le coup d’envoi.
Cette modification peut paraître anodine, mais elle intervient à un moment où le moindre détail compte : répétition des phases arrêtées, ajustements tactiques, communication entre les lignes, repères des gardiens ou encore gestion des dernières consignes du staff. Sans préjuger de son impact réel sur la prestation du Gabon, cette situation ajoute en tout cas une contrainte supplémentaire à une préparation qui devait être réglée au millimètre, à quelques heures seulement d’un rendez-vous aussi important.
La CAF va-t-elle réagir ?
Au regard de la situation une autre question se pose désormais, quelle sera la réaction de la Confédération Africaine de Football ? Le règlement de la CAN prévoit en effet que le terrain naturel devant accueillir la rencontre soit mis à la disposition de l’équipe visiteuse pour au moins une séance d’entraînement, la veille du match et à l’heure prévue du coup d’envoi.
Dès lors, si les faits rapportés concernant le refus d’accès au stade Prince Moulay-Abdellah sont confirmés, la CAF pourrait être amenée à examiner les circonstances de cet épisode et à déterminer si les dispositions réglementaires ont été respectées. De plus, toujours selon le quotidient l'Union, les responsables marocains ont refusé la reconnaissance du terrain et qu’une solution de repli aurait été proposée aux Gabonais. La question est donc désormais de savoir si cet épisode donnera lieu à une explication officielle, à un rapport du commissaire de match ou à une éventuelle démarche de la partie gabonaise auprès de la CAF. Pour l’heure, aucune réaction officielle de l’instance africaine n’a été trouvée dans les sources consultées.