LE PHARMACIEN AU GABON, CONSEILLER OU SIMPLE VENDEUR ?
Au-delà de la simple délivrance des médicaments, la profession de pharmacien répond à un critère tout aussi important : le conseil. Pourtant, pour bon nombre de Gabonais, le pharmacien est perçu comme un simple vendeur de médicaments dans une structure réglementée, en échange d'argent.
Pharmacien ou vendeur, que voit réellement le client derrière le comptoir ?
Derrière le comptoir, le client gabonais voit-il un professionnel de santé capable de l’écouter, de le conseiller et de l’orienter, ou simplement celui qui lui remet un médicament contre paiement ? À l’occasion de la Journée mondiale du pharmacien, cette perception mérite d’être interrogée, alors que le pharmacien est censé jouer un rôle de proximité dans l’information, la prévention et le bon usage des traitements.
Entre les demandes de médicaments sans ordonnance, les conseils parfois sollicités en urgence et les réalités commerciales de l’officine, la frontière entre conseil pharmaceutique et acte de vente peut sembler floue. Pourtant, derrière chaque boîte délivrée se pose une question essentielle : le patient repart-il seulement avec un médicament, ou avec les informations nécessaires pour l’utiliser correctement ?
Cette interrogation renvoie aussi à la place accordée au pharmacien dans le parcours de soins au Gabon. Car conseiller, c’est aussi savoir écouter, alerter lorsque nécessaire et orienter vers un médecin. Il faut donc retenir qu’au-delà du comptoir et de la transaction, le pharmacien reste avant tout un professionnel de santé dont le conseil peut contribuer à prévenir les risques liés au mauvais usage des médicaments.