GABON : INVESTISSEMENTS
Des milliards à mobiliser, mais surtout à bien dépenser
Le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030 prévoit des investissements de 27 000 milliards de FCFA, dont 17 000 milliards à rechercher auprès du secteur privé, notamment par le biais des partenariats public-privé.
Une telle ambition impose toutefois une gestion rigoureuse des ressources. Car mobiliser des financements considérables ne garantit ni la réalisation des infrastructures ni l'amélioration des conditions de vie.
« Le plan national de croissance et de développement c'est 27000 milliards dont 17000 milliards de francs CFA à mobiliser auprès du secteur privé pour des financements privés, partenariat public - privé. Notre problème n'est pas la dette. Notre problème est l'utilisation que nous faisons des ressources dont nous disposons et des sources que nous empruntons »
souligne l'un des intervenants.
Cette observation pose une question essentielle. A quoi servent les milliards engagés si les populations ne constatent pas de changements significatifs dans leur quotidien ? La multiplication des projets ne saurait constituer une preuve de réussite lorsque leur exécution demeure incertaine.
La qualité de la dépense publique en question
La revue des finances publiques entend justement identifier les réformes susceptibles d'améliorer l'efficacité des dépenses de l'État. L'objectif est de dégager davantage de marges budgétaires pour financer les investissements prioritaires, sans compromettre l'équilibre des comptes publics.
Pour la Banque mondiale, les réformes doivent favoriser une croissance économique durable, inclusive et créatrice d'emplois, tout en contribuant à la réduction de la pauvreté.
L'amélioration de l'accès à l'éducation, à la santé et aux autres services essentiels doit notamment devenir une priorité concrète. Les ressources publiques doivent ainsi répondre aux besoins réels des citoyens plutôt que se limiter à des prévisions budgétaires ambitieuses.
Des recommandations aux résultats concrets
Au-delà des discussions techniques, le véritable défi sera de traduire les conclusions de cette revue en décisions opérationnelles. La transparence, le suivi des investissements et l'évaluation des projets devront occuper une place centrale.
Car le développement ne se mesure pas uniquement aux milliards mobilisés, mais aussi aux réalisations effectivement livrées et à leurs retombées sociales.
Le Gabon pense qu'il est temps de faire de chaque dépense publique un véritable levier d'amélioration des conditions de vie.