MOUILA, TRAFIC DE STUPÉFIANTS, LE GARDIEN DE PRISON TOMBE AVEC SES COMPLICES
C’est une découverte qui va rapidement orienter les enquêteurs vers le milieu pénitentiaire. En février, Abdoulaye Bobo et Clarek Mombo Boussougou sont interpellés avec du cannabis. L’enquête de l’Oclad permet alors d’établir qu’ils partageaient leur logement avec l’agent pénitentiaire Terence Eyeghe. Ce dernier affirme aux enquêteurs avoir acheté la drogue à Libreville, mais cette version est rapidement mise à mal par les investigations.
Selon l’instruction, le cannabis provenait de scellés conservés au greffe du Tribunal de première instance de Mouila.
Des déclarations qui fragilisent la défense
À l’audience, les déclarations des prévenus ont soulevé plusieurs interrogations. Terence Eyeghe, confronté à des versions changeantes sur ses déplacements et ses activités, n’est pas parvenu à expliquer de manière convaincante la présence de cannabis dans sa chambre. De son côté, Abdoulaye Bobo a reconnu son implication dans le trafic, tandis que Clarek Mombo Boussougou a admis consommer du cannabis depuis près d’un an. Des éléments qui ont pesé dans l’appréciation du dossier par les juges.
Deux prévenus finalement relaxés
Au terme de l’examen du dossier, le tribunal a décidé de relaxer deux des cinq prévenus, estimant que les éléments à leur charge ne permettaient pas d’établir leur implication directe dans le trafic. L’agent Ndembi Aworet et Vinique Kassa Kassa ont ainsi bénéficié du doute et ont été disculpés, contrairement aux trois autres mis en cause, reconnus coupables dans cette affaire.