SCRUTIN BLOQUÉ
Des retards qui coûtent à tout le monde
Quand des structures locales ne sont pas en règle, ce n’est pas seulement leur propre calendrier qui déraille. C’est toute la mécanique fédérale qui se grippe. Les assemblées sont reportées, le renouvellement de la gouvernance attend, et les acteurs du judo doivent patienter. Les ligues concernées ne peuvent donc traiter ces démarches comme une formalité secondaire. Leur régularisation conditionne la suite du processus.
Le constat est sévère. Si les documents requis n’ont pas été réunis à temps, les responsables doivent expliquer pourquoi. Manque d’anticipation ? Difficultés administratives ? Absence de suivi ? Sans éléments précis, impossible de trancher. Mais une chose est évidente, les retards ont des conséquences concrètes, et les clubs comme les pratiquants n’ont pas à en supporter indéfiniment le coût.
Deux mois pour sortir de l’impasse
Le délai supplémentaire offre une chance de corriger le tir. Il ne saurait toutefois devenir un nouveau sursis sans résultat. Les ligues concernées doivent rendre leur situation lisible, communiquer sur les pièces manquantes et respecter les échéances annoncées. La fédération, de son côté, doit préciser les critères de régularisation et appliquer les mêmes règles à tous.
Car l’enjeu dépasse une bataille de dossiers. Une élection crédible repose sur des structures en règle et un processus transparent. Si certaines ligues restent à la traîne, elles fragilisent la confiance dans le calendrier fédéral et alimentent les frustrations. Elles doivent donc prendre leur part de responsabilité, sans faux-fuyants.
Le judo gabonais mérite mieux qu’une gouvernance suspendue à des formalités non réglées. À présent, les ligues ont deux mois pour prouver qu’elles peuvent tenir leurs obligations. Faute de quoi, le report ne sera plus un simple contretemps. Il deviendra le symbole d’un système incapable d’avancer.