ÉPARGNE OUBLIÉE
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Pays: Gabon
Épargnants de la Poste SA, réclamez vos fonds avant le 30 octobre.
Pendant des années, le feuilleton des épargnants de la Poste SA a alimenté les chroniques économiques et les colères populaires. On a tout entendu sur la faillite du système, les retards de l’État et le calvaire des déposants spoliés. Pourtant, aujourd’hui, le vent a tourné. Alors que la direction générale de la Poste SA déploie enfin la première phase de son plan de désintéressement, rapporte L'UNION un constat lourd et incompréhensible s'impose. De nombreux bénéficiaires brillent par leur absence. L'administration cherche ses créanciers, mais les guichets restent désespérément boudés. Face à cette passivité alarmante, une vérité brute émerge. Si ces épargnants perdent leur argent, ils en seront les seuls responsables.
Le paradoxe du désintérêt
C’est un retournement de situation presque ironique. L’urgence de récupérer des fonds tant réclamés semble s'être évaporée chez une partie des souscripteurs. Dès ce vendredi 9 octobre 2026, les centres de distribution, notamment le Centre National de Tri (CNT) aux Charbonnages, ainsi que les bureaux de Lalala, Akébé et Owendo, vont ouvrir leurs portes dès 8 heures du matin. Les équipes sont en place, les procédures sont simplifiées, et les homonymies anticipées. Pourtant, la Poste SA a dû se fendre d'un communiqué officiel pour rappeler à l'ordre ces citoyens amnésiques ou négligents. Comment justifier qu'après tant de combats pour obtenir gain de cause, certains traînent des pieds pour déposer un simple RIB ou retirer leur bon de caisse ?
La menace de la date couperet
Ce laxisme individuel n'est pas sans conséquence, et le réveil risque d'être brutal. La Poste SA a fixé une date limite stricte. Le vendredi 30 octobre 2026. Passé ce délai, le rideau tombera définitivement sur cette première phase. Les bons de caisse non réclamés ne dormiront pas indéfiniment dans les tiroirs de la Poste. Ils seront purement et simplement reversés au Trésor public pour clôturer administrativement l'opération. L'État ne suppliera pas les retardataires. Dans moins de trois semaines, l'argent non réclamé changera de mains, et les procédures pour tenter de le récupérer s'apparenteront à un parcours du combattant juridique, si tant est qu'elles restent possibles.
La balle est désormais dans le camp des épargnants. Se munir de ses pièces justificatives et se rendre au guichet n’est plus une option administrative, c’est un devoir de sauvegarde financière personnelle. La passivité a assez duré. Il est temps d’assumer sa part de responsabilité avant qu’il ne soit trop tard.