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MANIOC À MOUREMBOU

MANIOC À MOUREMBOU
Le Gabon lance une usine de farine boulangère de manioc.






La transformation locale des matières premières constitue un levier majeur de l’industrialisation du Gabon. C’est dans cette dynamique que s’inscrit une entreprise à capitaux 100 % gabonais qui ambitionne de mettre en place une unité industrielle de transformation du manioc en farine boulangère au village Mourembou, dans le département de la Dola.


L’état d’avancement de ce projet a été présenté hier au vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, lors d’une rencontre consacrée aux perspectives de développement de cette initiative industrielle.



À cette occasion, le directeur général de cette entreprise a détaillé les principales étapes déjà franchies, notamment l’identification du site d’implantation, la commande des équipements industriels et l’acquisition de machines agricoles. Le projet prévoit également une seconde unité destinée à extraire des protéines de pois d’Angole afin d’enrichir la farine de manioc.



« Nous allons avoir une usine de transformation du manioc et une autre unité d’extraction de protéines de pois d’Angole pour enrichir le manioc »


a expliqué le responsable de l’entreprise.



Un transfert de compétences au bénéfice des Gabonais



Pour assurer le fonctionnement optimal des installations, ladite entreprise prévoit de recruter une vingtaine d’ingénieurs gabonais qui bénéficieront d’une formation en Chine. Celle-ci portera notamment sur les procédés industriels et la maintenance mécanique.



Une démarche qui traduit la volonté de l’entreprise de développer des compétences nationales dans des domaines techniques stratégiques, tout en préparant les équipes à maîtriser les équipements et les processus de production.



Le calendrier prévisionnel prévoit le lancement des activités agricoles en novembre, puis le début des plantations en février. La première récolte de racines de manioc est attendue au troisième trimestre 2027. L’installation de l’usine est, quant à elle, annoncée pour juillet, selon les échéances communiquées par le promoteur.



Un projet créateur d’emplois et de retombées locales



Au-delà de la production industrielle, l’initiative entend générer des retombées économiques et sociales importantes. L’entreprise prévoit la création d’environ 100 emplois directs, répartis entre l’usine et l’encadrement de la production agricole.



Grâce à un mécanisme d’implication des collectivités locales, cette entreprise ambitionne également d’avoir un impact sur près de 65 000 personnes.



À travers ce projet, l’entreprise entend ainsi contribuer à la valorisation des ressources agricoles nationales, à la création d’emplois et au renforcement du tissu industriel gabonais. Un pari sur la transformation locale pour réduire la dépendance aux produits importés et faire de l’agriculture un moteur de croissance économique durable.











Par Pamphil

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