VENDREDIS LINGUISTIQUES
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Pays: Gabon
Le Gabon autorise ses langues locales au ministère chaque vendredi.
Sauver un patrimoine linguistique en danger
Cette mesure est une réponse directe à l'urgence culturelle. Les Gabonais parlent de moins en moins leurs langues vernaculaires. Face à cette acculturation galopante, la ministre utilise l'administration comme bouclier.
Libérer la parole et valoriser l’identité
Cette initiative brise les codes administratifs coloniaux pour redonner de la fierté aux agents. En s'autorisant à parler la langue locale chaque vendredi, le ministère crée un espace de confiance et de proximité. Cela renforce la cohésion sociale entre la tutelle et les syndicats tout en normalisant l'usage des langues maternelles dans l'espace public.
De l'administration vers les salles de classe
Ce changement de paradigme ouvre la voie à des réformes éducatives majeures. En prêchant par l'exemple au sommet de l'État, le ministère légitime l'intégration future des langues nationales dans les curricula scolaires. C'est l'opportunité de former une nouvelle génération de Gabonais fiers, bilingues et solidement ancrés dans leur culture.
"Après avoir ramené l'objet d'art, nous avons prévu cette année de mettre un plus qui est facultatif, un bonus pour les enfants. Si l'enfant travaille tout au long de l'année et présente l'objet d'art dans nos langues nationales, c'est un bonus pour cet enfant et ça permet justement tout au long de l'année de pouvoir travailler sur l'introduction des langues nationales dans le système éducatif que tous les vendredis au sein de notre ministère, il est autorisé de pouvoir parler dans sa langue"
a précisément indiqué le membre du gouvernement
