GABON, NYANGA, LES ÉCOLES DE DOUSSIEGOUSSOU ET TONO SORTENT ENFIN DE L’OUBLI
Fermées depuis cinq ans en raison d’un différend entre l’ancien chef de village et une partie de la population, pour l’école catholique de Doussiegoussou et l’école de Tino pour des raisons de sécurité menacées par la conflit Homme-Faune, les deux écoles rouvrent enfin leurs portes aux enfants.
À Doussiegoussou, un nouveau directeur a été affecté et les premiers élèves ont regagné les salles de classe. Toutefois, l’établissement reste confronté à un manque de matériel, notamment de tableaux et de tables-bancs. En attendant un éventuel appui de la tutelle, l’école devra composer avec ces difficultés durant le premier trimestre.
Le droit à l’éducation au-delà des conflits communautaires
Aucun différend entre les habitants d’un village ne devrait compromettre le droit des enfants à l’éducation. Les conflits locaux doivent trouver une issue sans pénaliser les élèves, dont l’avenir dépend en grande partie de l’accès à l’école. Par ailleurs, il est essentiel que le gouvernement renforce les mesures de protection des populations face aux incursions des éléphants, afin de garantir leur sécurité et de permettre aux enfants de fréquenter l’école dans des conditions sereines. L’éducation ne devrait être sacrifiée ni aux querelles communautaires ni à l’insécurité liée à la présence des pachydermes.