CHAOS DES PANTHÉREAUX

Des dirigeants face à leurs responsabilités
Il serait trop facile de tout mettre sur le compte d’un carton rouge précoce ou d’une mauvaise soirée. Le contexte du match doit être pris en compte, mais il ne saurait dispenser les responsables du football national d’une réflexion approfondie.
La Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), les ligues, les clubs et les structures de formation doivent accepter une question dérangeante. Quels résultats concrets produisent-ils au regard des ambitions affichées ?
Former des internationaux ne se résume pas à organiser des compétitions, publier des communiqués ou annoncer des projets. Cela exige des entraîneurs qualifiés, des infrastructures adaptées, un suivi médical, une préparation physique rigoureuse et un véritable accompagnement des jeunes talents.
Lorsque les clubs formateurs manquent de moyens, de structuration ou de continuité, les joueurs en paient le prix. Certaines structures risquent alors de fonctionner davantage comme des coquilles vides que comme de véritables écoles de football. Ce constat mérite un examen documenté, club par club, plutôt que des accusations indistinctes.
Le carton rouge ne peut pas tout expliquer
Réduits à dix dès l’entame, les Panthéreaux ont réussi à ouvrir le score. Une performance qui montre qu’ils n’étaient pas condamnés d’avance. Mais après l’égalisation de Joachim Songue à la 61e minute, le Cameroun a pris progressivement le contrôle du match, pour marcher sur son adversaire, inscrivant trois autres buts.
Cette séquence soulève des questions sur la gestion de l’infériorité numérique, les ajustements tactiques et la résistance physique. Le staff technique devra analyser ces éléments, sans que la responsabilité de la défaite repose automatiquement sur les seuls joueurs.
Assez de discours, place aux résultats !
Le football gabonais des jeunes est en panne. Ce qui doit être démontré, c’est sa capacité à les détecter, les encadrer et les faire progresser durablement. Et non à faire du Pierre de Coubertin
Les dirigeants fédéraux, les ligues et les clubs doivent désormais rendre leurs actions évaluables. Budgets de formation, équipements, encadrement et résultats sportifs.
Jusqu’à quand le Gabon continuera-t-il à espérer des miracles de ses jeunes sans exiger des comptes à ceux qui organisent leur avenir ?
La cuisante défaite contre le Cameroun doit ouvrir un débat sérieux.