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SANCTIONNER OU APPLAUDIR ?

SANCTIONNER OU APPLAUDIR ?
Les Panthères U20 du Gabon ont lourdement chuté face aux Lionceaux indomptables du Cameroun (1-4)

Les Panthères U20 du Gabon ont lourdement chuté face aux Lionceaux indomptables du Cameroun (1-4) en demi-finale du tournoi de l’Union des fédérations de football d’Afrique centrale (UNIFFAC). Une défaite difficile à avaler, d’autant plus que les jeunes Gabonais ont été qualifiés à ce stade de la compétition à l'issue d'un tirage au sort. Alors que certaines informations font état d’encouragements adressés aux joueurs par des responsables du football gabonais après cette débâcle, une question dérange. Faut-il applaudir une équipe qui s’effondre ou lui rappeler les exigences du maillot national ?


De 1-0 à 1-4, comment expliquer un tel effondrement ?


Le scénario a de quoi laisser les supporters perplexes. Les Panthères U20 ont pourtant pris les devants grâce à un penalty transformé, laissant entrevoir la possibilité d’un résultat positif face à leurs adversaires camerounais. Mais l’espoir a rapidement cédé la place à la désillusion. Quatre buts encaissés, une avance envolée et une défaite lourde de conséquences sur le plan moral et sur l'honneur d'un pays. Le Gabon a fini par subir la loi des Lionceaux.


Au-delà du score, c’est l'incapacité de réaction des jeunes Gabonais qui interroge. Comment une équipe capable de prendre l’avantage peut-elle ensuite laisser son adversaire renverser aussi nettement la situation ? Manque de concentration, fragilité défensive, insuffisance tactique ou difficultés mentales, incompétence du staff technique ? Les causes méritent d’être examinées sans complaisance.


Encourager ?


Selon certaines informations, des dirigeants du football gabonais auraient choisi d’encourager les joueurs au terme de cette rencontre. Tirer son coup de chapeau à des jeunes qui viennent d'essuyer un cinglant 1-4 peut se comprendre. A cet âge, les jeunes footballeurs ont besoin d’être soutenus, particulièrement après une déculottée. Mais l’encouragement ne doit jamais devenir un refuge contre toute exigence de résultats.


Peut-on se contenter de paroles réconfortantes après avoir encaissé quatre buts, alors que l’équipe menait au score ? Les responsables doivent-ils se limiter à consoler ou profiter de cette déroute pour rappeler les obligations liées au maillot national ?


La réponse ne saurait être une humiliation publique des joueurs. Il s’agit plutôt d’exiger des explications, d’analyser les erreurs et de fixer des objectifs précis. La fermeté n’exclut pas le soutien. Elle lui donne un sens.


Le maillot national mérite davantage que des excuses


Les jeunes Panthères ne sont pas condamnées à perdre. Elles doivent apprendre à protéger un avantage, à résister à la pression et à se battre jusqu’au coup de sifflet final. Etre en sélection ne suffit pas. L'orgueil, la discipline, la préparation et le caractère font aussi la différence.


Le football gabonais ne gagnera rien à transformer chaque défaite en procès contre ses joueurs. Mais il ne progressera pas davantage si les contre-performances sont systématiquement accueillies par des applaudissements.


Le véritable encouragement consiste à préparer les prochaines victoires, pas à rendre les défaites confortables.  Aux dirigeants de tirer les leçons de ce cinglant 1-4, au staff technique de corriger les insuffisances et aux joueurs de démontrer, sur le terrain, qu’ils ne sont pas des victimes expiatoires.


Car porter les couleurs du Gabon est un honneur. Se surpasser pour les défendre doit être une exigence.

Par Pamphil

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