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MÉDIATION AKANDA

MÉDIATION AKANDA
Tensions à Akanda, le gouvernement intervient entre Marseille 2 et Mégador.





Des nuisances au cœur des préoccupations. À Akanda, la cohabitation entre les populations du quartier Marseille 2 et la société Mégador, spécialisée dans la production de béton et la fabrication de parpaings, demeure difficile. Face à des tensions persistantes, le ministre en charge de l’Environnement s’est rendu hier sur le terrain afin d’écouter les différentes parties et d’identifier des solutions durables. L’objectif est de restaurer la sérénité dans le quartier, tout en permettant à l’entreprise de poursuivre ses activités dans le respect des normes environnementales.



Sur place, les préoccupations des riverains sont nombreuses. Les nuisances sonores liées à l’intensité des activités industrielles, les risques de pollution des eaux et les poussières générées par la production figurent parmi les principaux griefs exprimés par les habitants. Une situation qui relance le débat sur la conciliation entre développement industriel et préservation du cadre de vie.



« Il y a essentiellement trois préoccupations euh des nuisances sonores à cause du rythme intense des activités de cet industriel là, des pollutions des eaux liées donc aux effluents issus de l'usine et des pollutions de l'air liées aux poussières associées à la production qui est faite sur ce site. Nous avons donc entrepris de dialoguer avec toutes les parties. Donc nous avons autour de nous la mairie d'Akanda, le député du siège, le collectif des riverains et l'entreprise Megador représentée par ses dirigeants pour pouvoir trouver des solutions communes. Et donc un calendrier sur 60 jours va être mise en place dès demain. La mairie réunira toutes les parties prenantes pour définir toutes les actions à entreprendre pour améliorer cette cohabitation, réduire la pression sur les populations sans compromettre l'activité industrielle et permettre à l'opérateur de continuer d'assurer ses livraisons tout en respectant les normes environnementales applicables »



Un calendrier de 60 jours pour trouver des solutions



Pour répondre à ces préoccupations, le membre du gouvernement mise sur le dialogue et la concertation. Autour de la table figurent notamment la mairie d’Akanda, le député du siège, le collectif des riverains et les dirigeants de Mégador.



« Et donc un calendrier sur 60 jours va être mise en place dès demain. La mairie réunira toutes les parties prenantes pour définir toutes les actions à entreprendre pour améliorer cette cohabitation, réduire la pression sur les populations sans compromettre l'activité industrielle et permettre à l'opérateur de continuer d'assurer ses livraisons tout en respectant les normes environnementales applicables ».



Cette période de deux mois devra permettre de définir des mesures concrètes, d’organiser leur mise en œuvre et de rechercher un équilibre entre les exigences économiques de l’entreprise et les attentes légitimes des habitants.



Les riverains entre satisfaction et attente



Du côté des populations, cette visite ministérielle suscite un espoir prudent. Représentés par le secrétaire général de leur collectif, les riverains saluent la réactivité du ministre, quelques semaines seulement après sa nomination. Toutefois, ils restent dans l’attente d’améliorations tangibles de leurs conditions de vie.



« Nous sortons de cette rencontre, on va dire satisfait à 50 % parce que notre quotidien jusqu'à ce que ce memandum soit signé va certainement continuer à être euh brouillant, à continuer certainement à être difficile. Mais nous faisons confiance à à monsieur le ministre et nous espérons que au bout de cette de cette période de 2 mois, de 60 jours, notre environnement de vie va s'améliorer »



Des engagements attendus sur le terrain



Au-delà des annonces, les riverains attendent désormais des actes. Le respect des engagements pris et le suivi des mesures annoncées seront déterminants pour parvenir à une cohabitation apaisée. Pour les autorités, le défi consiste à protéger durablement le cadre de vie des populations sans compromettre la continuité des activités industrielles. Les 60 prochains jours seront donc décisifs pour mesurer la portée de cette démarche de concertation à Marseille 2.







Par Pamphil

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