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LIBREVILLE: LA MAIRIE VEUT ÉLIMINER L'ARGENT LIQUIDE SUR LES MARCHÉS POUR SÉCURISER LES RECETTES

LIBREVILLE: LA MAIRIE VEUT ÉLIMINER L'ARGENT LIQUIDE SUR LES MARCHÉS POUR SÉCURISER LES RECETTES
Libreville: le maire Eugène Mba impose le paiement électronique sur les marchés pour lutter contre les encaissements non déclarés et sécuriser les recettes municipales.

Fin de l'argent liquide sur les marchés de Libreville ? C'est le chantier ouvert par la Mairie. Le 2 novembre, le maire Eugène Mba a réuni les nouveaux régisseurs municipaux pour leur donner une feuille de route claire: sécuriser les recettes de la ville.


Au cœur de la réforme, la lutte contre les encaissements d'espèces non enregistrés. Selon la municipalité, ces pratiques provoquent d'importantes pertes financières pour la capitale et entretiennent l'opacité sur la gestion des marchés.


La fin du tout-cash, le début du tout-tracé


La mesure phare est désormais officielle: le maire rend obligatoire l'utilisation des terminaux de paiement électroniques (TPE) sur l'ensemble des marchés communaux.


L'objectif est simple: chaque franc encaissé doit être tracé, enregistré et reversé. Fini les reçus manuscrits et les versements approximatifs. Le paiement électronique doit permettre de sécuriser la chaîne de collecte et de couper court aux fuites.


Recensement des commerçants avec la CNSS et la CNAMGS


En parallèle, la Mairie mène une autre opération d'assainissement: le recensement général des commerçants.


Cette opération est conduite conjointement avec la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale d'assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).


Double enjeu selon la Mairie


D'un côté, fiabiliser l'assiette fiscale de la ville en sachant exactement qui vend quoi et où.
De l'autre, ouvrir aux vendeurs des marchés l'accès à la protection sociale, assurance maladie et retraite, dont la plupart sont aujourd'hui exclus.


Pour les vendeurs, c'est le passage de l'informel vers le formel. Pour la Mairie, c'est la condition pour élargir ses ressources propres sans augmenter les taxes.


Une révolution qui pourrait changer le quotidien des milliers de commerçants de Mont-Bouët, Nzeng-Ayong ou Louis, si le déploiement des TPE et le recensement tiennent leurs promesses.

Par Hylane Okomo

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