MINES 20% DU PIB
La transformation locale comme levier de croissance
Pour le membre du gouvernement, la création de valeur ajoutée constitue la clé de cette progression. L’interdiction d’exporter le manganèse brut à partir de 2029 doit notamment accélérer cette mutation. À Moanda, une nouvelle usine, dont les fours sont prêts, devrait entrer en activité d’ici décembre, ou au plus tard début 2027.
« Un minerai extrait et exporté a une valeur. Transformé, il en a davantage », souligne le ministre. Avant d’insister. « Le projet central, c’est la transformation locale. » Une orientation destinée à renforcer les recettes fiscales, créer des emplois et développer les chaînes de valeur industrielles.
L’orpaillage sous surveillance, les réserves en constitution
Autre chantier prioritaire. Reprendre le contrôle de l’exploitation aurifère. À l’issue d’un audit, 73 permis ont été retirés. Parallèlement, le gouvernement entend constituer une réserve nationale d’or. Celle-ci compte déjà 30 kilogrammes, alors qu'elle était inexistante deux mois auparavant.
Huit mines dans le viseur d’ici 2030
L’ambition gouvernementale repose également sur l’ouverture de huit mines à l’horizon 2030, notamment le fer de Bélinga et la potasse de Mayumba. Le nouveau Code minier, attendu la semaine prochaine, devrait renforcer cette dynamique en portant la participation de l’État de 10 % à 20 %.
Pour Sosthène Nguema Nguema, l'enjeu dépasse les performances statistiques. « L’ambition n’est pas uniquement quantitative, elle est aussi qualitative. » Il s’agit désormais de transformer les richesses du sous-sol en prospérité partagée. Reste à tenir les délais, garantir les investissements et faire en sorte que les retombées minières profitent effectivement aux populations.