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GABON, LES MAREYEUSES DU CAPAL CONFRONTÉES AUX SURCOÛTS ET RÉCLAMENT DES EMBARCATIONS

GABON, LES MAREYEUSES DU CAPAL CONFRONTÉES AUX SURCOÛTS ET RÉCLAMENT DES EMBARCATIONS
Au CAPAL, les mareyeuses gabonaises réclament des pirogues et un statut professionnel pour réduire les coûts d'approvisionnement et préserver leurs activités commerciales.

Au Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (CAPAL), les conditions d’exercice des mareyeuses deviennent de plus en plus difficiles. Ces commerçantes, qui assurent l’achat en gros du poisson avant sa redistribution aux poissonniers et restaurateurs, dénoncent les obstacles rencontrés pour accéder directement aux produits débarqués par les pêcheurs.


Lors d’un point de presse organisé le 4 novembre 2026, elles ont notamment mis en avant le manque de pirogues, qui les oblige à recourir à des intermédiaires pour constituer leurs stocks. Une dépendance qui alourdit leurs dépenses et fragilise l’équilibre financier de leurs activités.


Des marges commerciales sous pression


Le recours aux intermédiaires entraîne une augmentation du prix d’achat du poisson. Dans ces conditions, les mareyeuses expliquent avoir du mal à respecter les tarifs homologués par le CAPAL lors de la revente.


Pour sortir de cette situation, elles sollicitent l’appui des autorités à travers la mise à disposition d’embarcations et la facilitation des relations commerciales directes avec les pêcheurs. Elles espèrent ainsi réduire les coûts d’acquisition et améliorer la régularité de leurs approvisionnements.


La reconnaissance professionnelle au cœur des revendications


Les préoccupations exprimées dépassent la seule question des équipements. Les commerçantes souhaitent également obtenir une reconnaissance officielle du métier de mareyeuse, assortie d’un cadre juridique permettant de mieux définir leur statut et leurs conditions d’exercice.


Ces demandes interviennent dans un contexte où la structuration de la pêche artisanale reste un enjeu pour l'économie nationale. Lancé en août 2025, le programme Gab Pêche avait notamment pour ambition de renforcer la participation des Gabonais à cette activité et de contribuer à la lutte contre la vie chère.


Pour les professionnelles du CAPAL, la réalisation de ces objectifs suppose toutefois des réponses adaptées aux difficultés rencontrées sur le terrain. L'accès aux embarcations, la réduction des intermédiaires et la formalisation de leur métier constituent autant de conditions qu'elles jugent nécessaires à la pérennité de leurs activités.

Par Hylane Okomo

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