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GABON, ZEHOU MOUSSOK ACCUSE ONANGA NDIAYE DE CONTRADICTIONS DANS SES CHOIX CONSTITUTIONNELS

GABON, ZEHOU MOUSSOK ACCUSE ONANGA NDIAYE DE CONTRADICTIONS DANS SES CHOIX CONSTITUTIONNELS
Au Gabon, Fred Aurèle Zehou Moussok critique vivement Michel Régis Onanga Ndiaye sur la dépendance financière de l'Assemblée nationale et sur ses choix constitutionnels passés.

La déclaration du président de l'Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, sur les difficultés financières de l'institution parlementaire suscite une réaction de Fred Aurèle Zehou Moussok. Ce dernier critique les choix politiques et constitutionnels du responsable parlementaire, qu'il juge contradictoires avec ses préoccupations actuelles sur l'autonomie du pouvoir législatif.


La dépendance financière du Parlement relance le débat


En évoquant le manque de moyens nécessaires au fonctionnement de l'Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye remet au centre des discussions la question de l'indépendance financière du pouvoir législatif vis-à-vis de l'exécutif.


« L'Assemblée nationale souffre. Nous n'avons pas de moyens d'action, étant entendu que les moyens d'action qui nous sont dus nous viennent du gouvernement », a-t-il déclaré.


Cette situation soulève des interrogations sur la capacité des députés à exercer pleinement leur mission de contrôle de l'action gouvernementale, lorsque le financement de leur institution dépend des arbitrages de l'exécutif.


Pour Fred Aurèle Zehou Moussok, cette difficulté ne saurait se réduire à un simple problème budgétaire. Elle serait aussi liée aux orientations constitutionnelles soutenues par certains responsables politiques.


Zehou Moussok pointe une responsabilité constitutionnelle


Dans une réaction très critique, Fred Aurèle Zehou Moussok interpelle directement le président de l'Assemblée nationale sur son soutien à la Constitution.


« Qui a soutenu la Constitution qui fait des parlementaires des godillots ? Vous vous plaignez des conséquences dont vous chérissez les causes », a-t-il lancé.


Par cette formule, il met en cause la cohérence entre les positions antérieures de Michel Régis Onanga Ndiaye et ses préoccupations actuelles. Selon lui, les difficultés rencontrées par les parlementaires découlent en partie de choix institutionnels auxquels ils auraient eux-mêmes contribué.


Des intérêts particuliers au cœur des critiques


Fred Aurèle Zehou Moussok élargit son réquisitoire à la gouvernance politique, qu'il accuse de privilégier des intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général.


« Vous avez fait le choix des intérêts particuliers. Vous n'avez pas fait le choix de l'intérêt général », affirme-t-il, avant de dénoncer « le choix de l'intérêt d'un homme et de son clan ».


Ces déclarations traduisent une critique plus globale des orientations politiques défendues par les responsables concernés. Pour leur auteur, les difficultés institutionnelles actuelles illustreraient une priorité donnée à la préservation de certains intérêts plutôt qu'aux attentes des populations.


Ces accusations restent toutefois celles de Fred Aurèle Zehou Moussok et ne constituent pas, en elles-mêmes, une démonstration juridique des responsabilités évoquées.


L'autonomie parlementaire en question


La controverse remet en lumière les conditions d'exercice de l'autonomie administrative et financière de l'Assemblée nationale. Dans un système fondé sur la séparation des pouvoirs, le Parlement doit disposer de moyens suffisants pour légiférer et contrôler l'action du gouvernement.


Toutefois, la dépendance au financement public ne signifie pas nécessairement une absence d'autonomie. Les modalités d'allocation et de décaissement des crédits, ainsi que les mécanismes de gestion budgétaire, restent déterminantes pour apprécier le fonctionnement réel de l'institution.


Plusieurs questions demeurent ouvertes, quels moyens sont effectivement alloués aux députés ? Dans quelles conditions les crédits sont-ils débloqués ? Quelles garanties permettent d'assurer l'exercice indépendant de leurs missions ? Autant de points qui nécessitent des éclaircissements de la part des autorités compétentes.


Le peuple au centre de la confrontation


En conclusion, Fred Aurèle Zehou Moussok invoque les aspirations populaires à la justice.


« Le peuple qui souffre est le peuple qui réclame justice », déclare-t-il, avant d'ajouter, « L'Histoire est claire. Le peuple a toujours le dernier mot. »


Cette prise de position élargit le débat sur le fonctionnement de l'Assemblée nationale à celui de la responsabilité des dirigeants et de la place de l'intérêt général dans la conduite des affaires publiques.


Michel Régis Onanga Ndiaye a mis en évidence les difficultés de fonctionnement de l'institution parlementaire. Fred Aurèle Zehou Moussok, lui, interroge la cohérence des choix constitutionnels qui, selon lui, ont contribué à cette situation. Le débat porte désormais sur les garanties institutionnelles et financières dont dispose l'Assemblée nationale pour exercer pleinement ses missions face au gouvernement.

Par Hylane Okomo

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