TAXIS À LIBREVILLE, L'EXASPÉRATION
Des tarifs qui varient selon les trajets
Dans plusieurs quartiers de Libreville, le prix d'une course peut atteindre 1 000 FCFA, voire dépasser ce montant pour certaines destinations. Les passagers déboursent parfois 1 500, 2 000 ou même 2 500 FCFA pour rejoindre leur lieu de travail, un établissement scolaire ou un centre de santé.
Cette variation des tarifs constitue une préoccupation pour de nombreux habitants, particulièrement ceux qui doivent emprunter plusieurs taxis chaque jour. Pour les ménages aux revenus modestes, les dépenses liées au transport représentent ainsi une part importante du budget quotidien.
Des itinéraires à rallonge pour rejoindre sa destination
À ces coûts s'ajoute une autre difficulté. L'absence de trajets directs. Un passager qui souhaite rejoindre Alibandeng depuis Okala peut être contraint de passer par Charbonnages et Ambowè, selon l'itinéraire choisi par le chauffeur.
Même constat pour les usagers en provenance d'Alénakiri. Au lieu d'un trajet direct, certains taxis passent par Akournam 2, la Cité SNI ou encore la Cité OCTRA avant de poursuivre leur parcours.
Depuis Awendjé, les passagers peuvent également être conduits par B2, Akébé-Ville, Akébé Frontière ou Belle-Vue, en fonction des autres clients embarqués.
Des tensions autour des destinations
Les difficultés deviennent encore plus visibles lorsqu'un passager souhaite rejoindre une destination précise du centre-ville, comme La Poste, l'Hôpital général ou le Centre médico-social.
Au lieu d'un déplacement direct, certains chauffeurs multiplient les arrêts et les détours par Nombakélé, Petit-Paris, Akébé, La Peyrie, Mont-Bouët, Montagne-Sainte, Baraka ou Plaine-Niger.
Ces pratiques provoquent parfois des incompréhensions, voire des disputes entre conducteurs et passagers, notamment lorsque ces derniers estiment que le trajet annoncé n'est pas respecté.
La nécessité d'améliorer le transport urbain
Face à ces difficultés, la question de l'organisation du transport urbain à Libreville reste entière. Les usagers attendent davantage de transparence sur les tarifs, une meilleure organisation des itinéraires et le respect des destinations annoncées.
Au-delà du coût des déplacements, c'est donc la qualité du service de transport collectif qui se trouve au cœur des préoccupations des populations.