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MALI : COUPURES D’ÉLETRICITÉ, NOUS NE VOULONS PLUS PAYER LE NOIR

MALI : COUPURES D’ÉLETRICITÉ, NOUS NE VOULONS PLUS PAYER LE NOIR
La société d’État Énergie du Mali ne parvient pas à satisfaire la demande qui croît de 10 % par an, la faute notamment à des centrales thermiques antédiluviennes. Alors que la saison chaude a commencé et que les températures avoisinent les 40 degrés, les délestages, les coupures d'électricité intempestives se multiplient depuis plusieurs semaines.

À Bamako, ces coupures d’électricité n’épargnent personne. Soudeur, tailleur, restaurateur ou tout autre consommateur d’électricité exprime sa peine. Ils déplorent la persistance des interruptions de la fourniture d’électricité dans leurs quartiers. Ces coupures électriques suscitent un mécontentement important au sein de la population en raison de l'inconfort, mais également des problèmes que cela implique en termes d'activités. Les Maliens sont malheureusement habitués à ces coupures d’électricité. Mais cette année, la situation est jugée exceptionnelle.



 



Le mécontentement de la population malienne



 Tous les soirs ou presque, c’est le même rituel. Les habitants de Bamako passent de longues heures à bavarder dans leurs salons plongés dans l’obscurité. Cette ville est soumise comme toutes les villes du MALI à d’incessantes coupures de courant. Pas de ventilateur pour se rafraîchir, pas de batterie pour les téléphones portables. Les soirées étouffantes se succèdent et il faut improviser des solutions. Ces coupures pèsent sur l’économie.




 « En cette période de forte chaleur, les gens ont besoin de produits frais. Lorsque les produits ne sont pas frais, les clients refusent de les acheter. C’est nous qui en subissons les conséquences »,




 Souligne Issa Dicko, gérant d’un magasin d’alimentation.




« J’ai acheté pas mal d’éventails. Je les partage avec certains enfants et avec nos dames de ménage »,




 Explique Mamadou Haïdara, cadre dans le privé.



 




 « En cette période de forte chaleur, les gens ont besoin de produits frais. Lorsque les produits ne sont pas frais, les clients refusent de les acheter. C’est nous qui en subissons les conséquences »,




 Souligne Issa Dicko, gérant d’un magasin d’alimentation.




« Les gens n’ont pas les mêmes tempéraments. Certains clients se mettent en colère »,




se désole Oumar Yattare, caissier dans un restaurant de la capitale.



Faut-il investir ?



Les autorités maliennes de transition ont engagé un processus d'apurement des dettes de la compagnie Énergie du Mali (EDM) dans l'objectif d'assainir les finances et de soutenir le développement de la société nationale de fourniture d'électricité. Insuffisant, pour Abdul Wahab Diakité :




 « Le problème de l’électricité est assez connu. Il faut de l’investissement. D’abord, faire un audit institutionnel et financier de la structure qui gère l’électricité au Mali, l’EDM, et également profiter des potentialités naturelles, notamment le soleil, surtout que le Mali a une agence des énergies renouvelables. Comment peut-on encore baser notre électricité sur la thermique ? Ce n’est pas normal. Les autorités en charge doivent avoir une vision pour le pays».




Gouvernance interne, centrales vétustes, politique de tarification et d'approvisionnement, les leviers d'action sont nombreux. En attendant, les Maliens vivent et travaillent au rythme des délestages.




« Et cela touche tous les domaines, dit-il : la santé, les commerces, les boutiques de proximité quand ils achètent les produits de première nécessité, par exemple le lait, le commerçant ne peut pas le conserver à cause des coupures. Le peuple ne peut pas souffrir comme ça».  




Une situation qui touche une bonne partie de la population africaine aujourd'hui.



 

Par LINA WM

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