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Justice

LE PROCÈS PIÉTINE AUTOUR DE LA QUALITÉ DE LA SOGARA

LE PROCÈS PIÉTINE AUTOUR DE LA QUALITÉ DE LA SOGARA
L’affaire Sogara continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive au niveau du Tribunal de Libreville, la capitale du Gabon. Entre ceux qui s’accrochent à la thèse selon laquelle Sogara est une entreprise de droit privé et ceux qui s’arcboutent sur la qualité publique de la Société gabonaise de raffinage, le procès piétine.

L’affaire Sogara devait connaître son épilogue le 30 mai 2024, jour de son ouverture, avec une procédure biaisée dès le départ. La défense ayant démontré l’impossibilité pour la Cour Criminelle spécialisée de traiter une plainte déposée par l’Agence judiciaire de l’Etat constituée en partie civile contre des individus ayant détourné de l’argent privé appartenant à une entreprise de droit privé. Cependant, le procès achoppe sur la qualité de la Sogara, selon le correspondant de TV PLUS AFRIQUE sur place au tribunal. 



L’argent de Sogara est -il  public ou privé ?



Le procureur explique que Sogara a les comportements d’une entreprise publique. L’État en est l'actionnaire majoritaire avec 68,4 %. Son directeur général est nommé en conseil des ministres. Le président du conseil d’administration est aussi nommé en conseil des ministres. Il y a aussi les subventions que Sogara reçoit de l’Etat gabonais qui lui donnent le caractère d’entreprise  publique. 



Les avocats de Patrichi Tanasa, de Brice Laccruche Alihanga, de Jéremie Ayong, de Billie Bendo, de Serge Gassita, de  Gérard Fanou et de  Noël Mboumba, ont beau démontrer  l’incapacité de l’AJE à ouvrir une plainte,  rien n’a été fait. Ils ont beau revendiquer la nullité de la procédure, ils n’ont pas pu tourner les débats en leur faveur. Le point de blocage est donc la qualité de Sogara. 



 

Par Pamphile EBO

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