LE CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MAGISTRATURE RÉTROGRADE LINDA BONGO ET BLAME APERANO ESSONGUE
Les 8 personnes présentées devant le conseil de discipline étaient : Linda Pauline Epigat Bongo Ondimba, Audrey Balkisso Bongo Ondimba, Rebecca Oboumadjogo, Serge Kombila, Yvanh Okili, Meryle Tebangoye, Abel Nguema Menie et Pierre Aperano Essongue. Ces huit magistrats ont posé des actes qui ont jeté le discrédit sur le métier et éclaboussé la fonction qu’ils représentent. L’onde de choc de leurs actions s’est répercutée jusqu’au Conseil supérieur de la magistrature. Les huit se sont retrouvés de l’autre côté de la barre face au Conseil supérieur de la magistrature. Mais le verdict ne les a pas logé à la même enseigne. L’autre fille d’Omar Bongo, Audrey Balkisso Bongo Ondimba, l'échappe belle en bénéficiant d’un non-lieu. Trois autres juges s’en sont tirés à bon compte avec des non-lieux.
Il avait ébranlé le parquet de Port-Gentil
Linda Bongo Ondimba, friande des réseaux sociaux n’a pas eu la même veine. Elle a écopé d’un blâme du Conseil supérieur de la magistrature et en même temps d’une rétrogradation qui l’a replacée au 2ème grade. Elle a aussi été interdite d’occuper une fonction nominative pendant cinq ans, soit jusqu’en 2029. Comme une sorte de descente aux enfers, elle se fait éjecter par la même occasion de son poste de Directrice des Affaires sociales et de la Protection de l’enfance auprès du ministère de la Justice. Attisée par le désir de s’exprimer sur les réseaux sociaux, elle n’hésitait pas à s’affubler des fameux tee-shirt blancs teintés aux couleurs du Parti démocratique gabonais (PDG) en violation flagrante de la Loi n°12/94 du 16 septembre 1994 imposant la neutralité aux magistrats.
Parmi les quatre magistrats ayant écopé de blâmes figure en bonne place Pierre Aperano Essongue. Le jeune procureur de la République avait ébranlé le parquet de Port-Gentil en mettant Adrien Broche, le Directeur général de Perenco en détention dans le cadre de l’incendie de la plateforme de Becuna. La procureure générale avait évoqué son manque de retenue et le non-respect de la hiérarchie. De sources internes, le blâme infligé aux quatre magistrats sera inscrit à leur dossier. Une zone d’ombre qui va poursuivre leur carrière.