GABON-CONGO: SIGNATURE DE L'ACCORD DE COORDINATION DES FRÉQUENCES RADIOÉLECTRIQUES AUX FRONTIÈRES
En vue d’une amélioration de la gestion des fréquences radioélectriques entre les Etats frontaliers, les régulateurs l’ARCEP du Gabon et l’ARPCE du Congo, ont procédé, le jeudi 25 juillet 2024, à Franceville, dans la provinciale du Haut- Ogooué, à la signature de l’Accord de coordination des fréquences radioélectriques.
'' Cet accord traduit la volonté des deux pays frères de relever ensemble les défis auxquels ils sont confrontés en matière d'émission des ondes radio électroniques dans les zones frontalières partagées. Les bénéfices à en tirer sont nombreux et divers. Les perspectives qu'elles sont prometteuses notamment en ce qui concerne l'amélioration de la qualité des communications aux frontières car moins d'interférences moins de brouillage et aussi les défis sécuritaires nationaux caractérisés par les débordements transfrontalier des émissions radiophoniques ''
a déclaré Célestin Khadjidja, président de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP GABON)
Cet Accord se présente comme un puissant instrument de coopération participant au processus d'intégration dans la sous-région de l’Afrique centrale. Pour sa part, le directeur général de l’Agence de régulation des Postes et des Communications Electroniques, (ARPCE Congo), Louis Marc Sakala, a souligné que la propagation des ondes électromagnétiques ignore les frontières administratives entre les États.
Le symbole de la volonté commune à construire un avenir numérique partagé
''Cette réalité physique pose un défi majeur en termes de gestion et de coordination des fréquences radioélectriques aux frontières de nos pays. C’est pourquoi la coordination internationale des fréquences radioélectriques est cruciale, car elle favorise un accès équitable aux ressources spectrales, une utilisation efficiente des fréquences radioélectriques, ainsi que la prévention et la résolution des risques de brouillages préjudiciables. Nous sommes convaincus que cette coordination des fréquences aux frontières contribuera significativement au développement des télécommunications dans la sous région et à l'amélioration de la qualité des services de nos populations respectives. Cet accord est bien plus qu'un simple document technique. Il est le symbole de notre volonté commune à construire un avenir numérique partagé ''
a indiqué Louis Marc Sakala.
Au Gabon, l'inclusion numérique est un défi majeur. Il faut garantir un accès à l'information pour tous, et éviter que certaines personnes soient exclues.
'' Je me réjouis du travail opiniâtre qui a mobilisé les intelligences du Congo et du Gabon dans une approche inclusive qui visait à la mise en œuvre d'un accord permettant au Congo et au Gabon de régler les problèmes liés aux émissions radioélectriques au niveau des frontières communes. Cette démarche s'inscrit en droite ligne avec la vision impulsée par les plus hautes autorités en tête desquels Brice Clotaire Oligui Nguema''
a souligné le général de brigade Rodrigue Bonjean Bandza, ministre de l'Economie numérique.
Les interférences de signaux qui arrivent souvent dans les zones frontalières peuvent perturber la fourniture des services télécoms dans les pays concernés. Il est donc important pour les pays frontaliers de collaborer à la gestion des fréquences radioélectriques pour éviter ces désagréments.