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ASSALA ENERGY FAIT GRISE MINE APRÈS LE RACHAT PAR GABON OIL COMPANY

ASSALA ENERGY FAIT GRISE MINE  APRÈS LE RACHAT PAR GABON OIL COMPANY
Depuis l'acquisition par le pouvoir gabonais des actifs pétroliers opérés par Assala Energy, les investissements ont été réduits à leur portion congrue. La production de ses blocs est au creux de la vague et ses bureaux londoniens sont sans tête.

Démissions en cascade, baisse de la production, incertitude sur la durée des remboursements, les derniers rebondissements de l’actualité au sein la société Assala Energy sont de véritables coups de boutoir portés contre la nouvelle société pétrolière gabonaise. Pris au dépourvu par ces vagues, la direction générale tente de faire le dos rond.



Depuis l'annonce, fin juin 2024, de la vente des actifs du fonds américain Carlyle à la société nationale Gabon Oil Co (GOC), c’est mystère et boule de gomme au sein des bureaux londoniens d'Assala Energy, l'opérateur des blocs. La plupart des cadres dirigeants d'Assala ont jeté l’éponge dès le lendemain du transfert des parts, et ont quitté l'entreprise, a expliqué Africa Intelligence dans sa dernière livraison.



 



Le Français David Roux, le directeur général ; son compatriote Jean-Yves Grall, le chef de la supply chain et ex-directeur pays au Gabon ; David Carr, le directeur commercial ; l'Irlandaise Caroline Sourt, la directrice des affaires générales, chargée des ressources humaines et des affaires publiques ; Gavin Kirkham, le directeur financier ; et son adjoint, Thomas Richard, ont pris la clé des champs.  



Jusqu’à ce jour, le personnel d’Assala Energy basé à Londres est en place et reçoit mensuellement son salaire. Mais il fonctionne sans tête. Il n’y a plus de chef. Marcelin veut toutefois garder les bureaux de Londres en place malgré cette sorte de sauve-qui-peut. 



Mais cette zone de turbulence ne devrait pas durer plus longtemps. Des procédures de recrutement sont en train d’être menées en étroite collaboration par le trader  Gunvor, le principal financier du deal avec le fonds américain Carlyle et par la GOC. Assala Energy devrait être dirigé par un directeur général non Gabonais et son adjoint sera un ressortissant du pays. 



Depuis son rachat par le pouvoir gabonais, la production d’Assala Energy fait grise mine. Selon Africa Intelligence la production actuelle, de 45 000 barils par jour, pourrait rapidement fléchir.



Les comptes bancaires de Gunvor subiront de plein de fouet la chute de la production pétrolière d’Assala. Si Assala Energy baisse de régime jusqu’à produire moins de 45 000 barils par jour, Gunvor devra prendre son mal en patience pour se faire l’argent avec lequel il a aidé l’Etat gabonais à acquérir auprès de Carlyle. 



 

Par Pamphile EBO

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