OUVERTURE D'UNE SESSION PARLEMENTAIRE EXTRAORDINAIRE POUR L'EXAMEN DU NOUVEAU CODE ÉLECTORAL
Le Conseil des ministres tenu le dimanche 5 janvier 2025, a approuvé un décret ouvrant une session parlementaire extraordinaire. Ce projet, proposé par le ministère de la Réforme des Institutions, est en application de l'article 43 de la Constitution.
La session, qui débutera le 10 janvier 2025 et se terminera le 20 janvier 2025, se concentrera sur un sujet essentiel : l'examen et l'adoption du projet de loi organique portant Code électoral gabonais. Cette initiative vise à moderniser et à clarifier le cadre légal régissant les élections au Gabon.
Ce décret est une étape importante dans le processus de mise en place d'un nouveau Code électoral, clé de voûte de la transparence et la légitimité des prochaines échéances électorales. L'adoption rapide de ce texte va consolider encore un peu plus le processus démocratique.
La session parlementaire extraordinaire vient à point nommé. Elle est convoquée premièrement en raison de l'urgence liée aux échéances électorales. En effet, toute la classe politique gabonaise souhaitait que la loi électorale qui va régir l’élection présidentielle et les autres scrutins prévus en 2025 soit adoptée dans un délai précis avant ces échéances pour garantir un cadre juridique clair et applicable. C’est pourquoi si les délais de la session parlementaire ordinaire ne permettent pas d’adopter la loi à temps, une session extraordinaire devient alors nécessaire. Il est ensuite question d’une adaptation aux réformes institutionnelles. A la suite de l’adoption et de la promulgation de la nouvelle Constitution, il est impératif de mettre le nouveau code électoral en conformité avec ces changements. Par ailleurs, le renforcement de la transparence et de la démocratie obligent les nouvelles autorités à convoquer une session parlementaire extraordinaire. Il s’agit d'être en phase avec plusieurs revendications nationales et internationales en faveur d’élections transparentes et inclusives.C’est pourquoi des consultations approfondies sont nécessaires pour garantir la participation citoyenne et la confiance dans le processus électoral.