MONTÉE DE TENSION ENTRE LES ÉTUDIANTS ORIENTÉS PAR LE SOSUP À EM GABON ET L'ANBG
Les étudiants gabonais orientés par le Secrétariat d'orientation scolaire, universitaire et professionnelle (SOSUP) vers l'Ecole de Management du Gabon (EM Gabon) sont confrontés à une situation financière opaque. Alors que leurs homologues inscrits dans d'autres établissements ont perçu leurs allocations d'études, ces étudiants sont laissés dans l'incertitude, leurs futures études en suspens.
La situation se tend depuis la clôture, en décembre 2024, des travaux de la commission technique de bourse de l'Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG). L'ANBG, pourtant responsable du versement des bourses et des frais de scolarité, n'a toujours pas procédé aux paiements des étudiants orientés vers EM Gabon. Ces derniers, en licence 1, se trouvent pris au piège d'une apparente incompréhension entre le SOSUP et l'ANBG.
"Nous sommes désespérés"
témoigne un étudiant
"après avoir travaillé dur pour décrocher notre baccalauréat, et obtenu nos bourses, nous nous retrouvons dans cette impasse. L'ANBG nous demande de changer d'établissement pour percevoir nos allocations, alors que nous avons déjà commencé nos cours, acheté nos tenues et sommes en plein milieu de la session"
Cette requête de l'ANBG, qui suggère aux étudiants de se réorienter vers d'autres établissements, suscite une vive inquiétude. Les étudiants, déjà affectés par ce délai inacceptable, craignent de perdre leur année universitaire. La situation, soulignent-ils, est exacerbée par le fait que l'ANBG évoquerait un quota atteint à EM Gabon, et souhaiterait que les étudiants soient orientés vers les grandes écoles où elle a des partenariats.

Plusieurs étudiants affectés ont initié des démarches auprès de la Conférence des grandes écoles privées, espérant trouver une solution à ce conflit. L'impasse est due à un manque de coordination entre le SOSUP, responsable de l'orientation, et l'ANBG, chargée du financement.
La situation actuelle ne fait qu'aggraver les difficultés rencontrées par les étudiants gabonais. La perspective d'une rupture dans leurs études, et les conséquences financières qu'elle entraîne, constituent une menace réelle pour la poursuite de leur scolarité. Le CTRI est appelé à trouver une solution à cette situation pour ne pas hypothéquer l’avenir académique de ces étudiants. L'avenir de leur scolarité et de leur carrière professionnelle se joue actuellement dans ce conflit de compétence.