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LA BANQUE MONDIALE SUSPEND À NOUVEAU SES DÉCAISSEMENTS AU GABON

LA BANQUE MONDIALE SUSPEND À NOUVEAU SES DÉCAISSEMENTS AU GABON
Pour la deuxième fois en moins d'un an, la Banque mondiale a décidé de suspendre ses décaissements au profit du Gabon.

Pour la deuxième fois en moins d'un an, la Banque mondiale a décidé de suspendre ses décaissements au profit du Gabon. Cette mesure, communiquée au ministère gabonais de l'Economie et des participations, intervient dans un contexte de fortes tensions économiques pour le pays. Selon Africa Intelligence, paru ce 13 janvier 2024, la décision a été annoncée peu avant le sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), qui s’est tenu le 16 décembre 2024 à Yaoundé. Comme lors de la première suspension en juin 2024, la cause principale de cette interruption reste l’accumulation d'impayés par le gouvernement gabonais. En juin 2024, Libreville avait justifié ces retards par un « aléa technique » et était parvenu à régulariser sa situation en quelques jours. Cette fois, cependant, la situation semble plus complexe, avec des tensions de trésorerie qui pèsent lourdement sur l’économie gabonaise en ce début d’année 2025.





Lors du sommet de la Cemac à Yaoundé, Abebe Aemro Selassie, directeur Afrique du Fonds monétaire international (FMI), a mis en lumière la gravité de la dette gabonaise. Cette prise de parole a suscité l'agacement du Président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui reproche en privé les erreurs commises par ses équipes, notamment par le ministre de l'Economie, Mays Mouissy. Chargé de la gestion de la dette et des recettes fiscales, ce dernier est critiqué pour ses stratégies jugées inadéquates face à la crise actuelle. Cette nouvelle suspension des financements par l’une des principales institutions financières internationales pourrait entraîner des conséquences importantes pour l’économie gabonaise. Les projets soutenus par la Banque mondiale, souvent essentiels pour le développement local, risquent d’être retardés ou même interrompus. Pire, cette situation fragilise davantage la confiance des partenaires internationaux envers Libreville. 



Par Pamphile EBO

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