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PAUL BIYA CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2025 POUR UN 8ÈME MANDAT

PAUL BIYA CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2025 POUR UN 8ÈME MANDAT
Paul Biya, le président du Cameroun depuis 1982, a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2025. À 92 ans, l’homme d’État, figure emblématique du pays, défie les attentes et les lois du temps, et semble résolu à poursuivre son règne qui dure depuis plus de quatre décennies.

Paul Biya, le président du Cameroun depuis 1982, a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2025. À 92 ans, l’homme d’État, figure emblématique du pays, défie les attentes et les lois du temps, et semble résolu à poursuivre son règne qui dure depuis plus de quatre décennies. Cette annonce a été faite ce jeudi 23 janvier 2025 par Cavayé Yéguié Djibril, président de l’Assemblée nationale, dans une courte vidéo diffusée sur les plateformes locales et nationales.



Né le 13 février 1933 dans le Sud du Cameroun, Paul Biya a succédé à Ahmadou Babatoura Ahidjo en 1982, devenant ainsi le deuxième président de l’histoire du pays. Depuis lors, il a su s’imposer comme une figure incontournable de la scène politique camerounaise, traversant les crises, les scandales et les évolutions de la société. Mais, à 92 ans, sa longévité au pouvoir soulève inévitablement la question de l’avenir du pays sous sa présidence.



Bien que la Constitution camerounaise ne fixe aucune limite d’âge ni de nombre de mandats présidentiels, l’annonce de la candidature de Paul Biya fait ressurgir les débats sur la question de la gouvernance et de la démocratie. Le peuple camerounais, en particulier la jeunesse, attend des réponses claires à des enjeux cruciaux, notamment la stabilité économique et sociale, l’amélioration des conditions de vie et la résolution des crises internes, telles que celle du conflit anglophone qui dure depuis 2016.



À moins de neuf mois de l’élection, dix autres personnalités camerounaises ont déjà annoncé leur intention de briguer la présidence. Cette pluralité de candidatures pourrait offrir aux électeurs un éventail de choix, mais elle soulève aussi des interrogations sur la nature du véritable pluralisme politique dans le pays. La plupart des opposants à Biya, bien que divisés, dénoncent un système politique verrouillé, où l’accès au pouvoir semble réservé à un cercle restreint.



Les autorités du pays, quant à elles, affichent une confiance sans faille dans leur capacité à gérer la situation. Le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a affirmé que le processus électoral se déroulera dans la transparence et dans le respect des règles démocratiques, appelant à une mobilisation de tous pour faire face aux défis du pays.



Les critiques à l’égard du président en place sont nombreuses, notamment en raison de la gestion des ressources du pays et des libertés publiques. La question de son âge avancé et de son état de santé a également fait l’objet de vives spéculations. Bien que Biya, réputé pour sa discrétion, soit rarement vu en public, il demeure un acteur incontournable de la politique camerounaise, à la tête d’un système qui lui est entièrement fidèle.



 

Par Pamphile EBO

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