“LES AMATEURS DE DÉTOURNEMENTS ET AUTRES POTS-DE-VIN SAVENT QU’ILS NE DORMIRONT PAS TRANQUILLEMENT AVEC MOI”
Dans une interview exclusive accordée à Jeune Afrique parue ce samedi 15 février 2025, Brice Clotaire Oligui Nguema, le président de la transition au Gabon, s'est exprimé sur les progrès réalisés dans la lutte contre les détournements de deniers publics, un fléau qui gangrène le pays depuis des décennies. S'il admet que la route est semée d'embûches et que les résultats ne sont pas immédiats, il reste déterminé à éradiquer la corruption et à restaurer la confiance des Gabonais dans leurs institutions.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la situation de corruption dans le pays ne peut pas être résolue du jour au lendemain, en dépit de son arrivée au pouvoir le 30 août 2023.
“Pensez-vous sérieusement que les corrompus et les corrupteurs ont disparu comme par enchantement au matin du 30 août 2023 ? Évidemment, non”
a-t-il affirmé.
“Je n’ai jamais prétendu être un magicien”
a-t-il ajouté. Il a réaffirmé sa détermination à mener une lutte sans merci contre les pratiques illégales.
Le Président gabonais a souligné que malgré la persistance du phénomène, des mesures concrètes ont été prises pour endiguer la corruption.
“Depuis le début de la transition, un grand nombre de hauts fonctionnaires ont été suspendus, d'autres démis de leurs fonctions et plusieurs comptables publics ont été mis en débet”
a-t-il précisé. Selon lui, ces actions témoignent de l’engagement de son gouvernement à ne tolérer aucune forme de corruption, contrairement à la situation d'impunité généralisée qui prévalait auparavant.
“Les corrompus et les corrupteurs, les amateurs de détournements et autres pots-de-vin savent qu’ils ne dormiront pas tranquillement avec moi”
a insisté Brice Clotaire Oligui Nguema. Et d'ajouter :
“Certains, s’ils ne comprennent pas le message, finiront par sentir la violence du boulet de canon qui s’abattra sur eux”
Le Numéro un gabonais a également reconnu que l’ampleur du phénomène nécessite une vigilance continue. Il a souligné qu'une étude rigoureuse démontrerait la régression de la corruption, même si le combat reste long et difficile. Pour lui, la presse locale joue un rôle prépondérant en mettant en lumière ces affaires, et c'est grâce à cette transparence que la situation progresse.