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PROCÈS DES OFFICIERS SUPÉRIEURS CONGOLAIS : LÂCHETÉ FACE À L’ENNEMI ET ABANDON DE POSITIONS

PROCÈS DES OFFICIERS SUPÉRIEURS CONGOLAIS : LÂCHETÉ FACE À L’ENNEMI ET ABANDON DE POSITIONS
Selon les accusations, ces officiers auraient abandonné leurs positions face à l’ennemi, laissant derrière eux non seulement des soldats sans commandement,

Dans un procès qui attire l'attention tant au niveau national qu'international, cinq hauts responsables militaires et policiers de la République Démocratique du Congo (RDC) ont été désignés ce jeudi 13 mars 2025 devant la Haute Cour Militaire pour leur lâcheté face à l'avancée de l'armée rwandaise et de ses alliés du M23-AFC. Selon les accusations, ces officiers auraient abandonné leurs positions face à l’ennemi, laissant derrière eux non seulement des soldats sans commandement, mais aussi des équipements militaires essentiels tels que des armes, des munitions et du matériel sensible.


Le procès met en lumière les faits survenus lors des attaques menées par les forces rwandaises et le groupe armé M23-AFC dans les villes stratégiques de Goma et Bukavu. Le tribunal a retenu que l’abandon de positions par les accusés a contribué à la déstabilisation de ces régions, en exposant la population civile et en entravant la capacité des forces armées congolaises à se défendre efficacement.


Les cinq accusés sont :


Général-major Alengbia Nyitetessya Nzambe, commandant de la 34e région militaire,


Commissaire divisionnaire adjoint Ekuka Lipopo Romuald, ancien gouverneur intérimaire du Nord-Kivu,


Général de brigade Yangba Tene Danny, conseiller principal du gouverneur militaire du Nord-Kivu en charge de l'ordre public,


Général de brigade Papy Lupembe Mobenzo, commandant de la 11ème brigade de réaction rapide,


Commissaire divisionnaire adjoint Léonard Mukuna Ntumba, commissaire provincial de la police du Nord-Kivu.


Tous les accusés sont jugés pour avoir abandonné leur responsabilité militaire et policière dans un contexte de guerre, en désorganisant ainsi la défense des positions stratégiques dans ces deux grandes villes. Leur désertion a eu de lourdes conséquences, notamment sur le moral des troupes et la sécurité des populations locales.


Dans un communiqué officiel, le ministre de la Justice de la RDC, Constant Mutamba, a informé l’opinion publique sur le début du procès :


"Le ministre de la Justice informe l'opinion publique du début, ce jeudi 13 mars 2025, devant la Haute Cour Militaire, du procès des officiers supérieurs des forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), accusés d'avoir abandonné leurs positions face à l'ennemi, laissant derrière eux des armes, des munitions, du matériel militaire, ainsi que des blessés, notamment dans les villes de Goma et de Bukavu"


a-t-il déclaré.


Le procès intervient dans un contexte de tensions croissantes en RDC, où les forces armées du pays, appuyées par des groupes militaires alliés, font face à des attaques de plus en plus fréquentes de la part de groupes rebelles soutenus par le Rwanda. Les accusés risquent des peines sévères si leur culpabilité est prouvée. 


La RDC, en proie à des conflits internes et des ingérences extérieures, doit oeuvrer à la loyauté et à la cohésion des forces armées pour maintenir l'ordre et l'intégrité du territoire national. 


 


 


 


 


 


 

Par Pamphile EBO

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