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BILIE-BY-NZE COMPTE RÉTABLIR LA CONFIANCE AVEC LES BAILLEURS DE FONDS S’IL EST ÉLU PRÉSIDENT DU GABON

BILIE-BY-NZE COMPTE RÉTABLIR LA CONFIANCE AVEC LES BAILLEURS DE FONDS S’IL EST ÉLU PRÉSIDENT DU GABON
Lors de l'entretien du 13 mars 2025, il a souligné que, s'il était élu, la réduction de la dette et une gestion plus transparente des finances publiques seraient des priorités absolues pour son mandat.

À un mois de l'élection présidentielle au Gabon, le candidat Alain-Claude Bilie-By-Nze a partagé avec TV5 Monde sa vision ambitieuse pour redresser l'économie du pays, confronté à une dette publique vertigineuse. Lors de l'entretien du 13 mars 2025, il a souligné que, s'il était élu, la réduction de la dette et une gestion plus transparente des finances publiques seraient des priorités absolues pour son mandat.


Face à la lourde dette qui pèse sur le pays, Alain-Claude Bilie-By-Nze a mis en avant l'importance de revenir à la table des négociations avec les principaux bailleurs de fonds institutionnels. Selon lui, la clé pour sortir de cette spirale de la dette réside dans la transparence et la restructuration des accords financiers.


"Il faut absolument faire revenir sur la table de discussion tous les bailleurs de fonds institutionnels"


a déclaré le candidat, soulignant qu'il était essentiel de


"mettre hors du Gabon tous les fonds vitaux attirés par le pouvoir actuel".


Cette déclaration est une critique acerbe de la gestion actuelle des finances publiques, qu'il juge insuffisamment transparente.


"Le problème, c’est qu’il n’y a pas assez de transparence dans la gestion des finances publiques"


a-t-il affirmé, pointant du doigt l'usage excessif de financements extérieurs comme solution temporaire aux difficultés économiques du pays.


Alain-Claude Bilie-By-Nze insiste sur le besoin urgent de remettre de l’ordre dans les finances publiques. Il propose, en priorité, de


"refaire toute la structure des dépenses"


en mettant sur la table des discussions


"la vraie question de la dette"


afin de déterminer ce que le Gabon peut réellement rembourser sans se retrouver dans une situation de surendettement. Il évoque également la nécessité de


"tailler dans les dépenses de prestige"


et de réorienter les ressources vers des projets véritablement porteurs de croissance.


Un autre axe central de sa proposition est la diversification de l’économie gabonaise, souvent trop dépendante du secteur pétrolier. Selon lui, cet objectif serait financé par les économies réalisées sur les


"dépenses publiques inutiles"


notamment dans le cadre du fonctionnement de l'État, ainsi que par une lutte déterminée contre la corruption, qui reste un fléau majeur.


"Beaucoup d'argent disparaît dans la corruption"


a dénoncé le candidat, qui considère cette pratique comme un obstacle majeur à la bonne gestion des fonds publics. Pour lui, une réforme en profondeur des contrats publics est indispensable. Alain-Claude Bilie-By-Nze a affirmé que tous les contrats négociés


"en marge de la loi gabonaise"


seraient revus, renégociés ou annulés si nécessaire, afin de garantir que les ressources de l'État soient utilisées de manière optimale et transparente.


Ses propositions visent à alléger le fardeau de la dette tout en relançant l’économie à travers une meilleure gestion des ressources publiques et une lutte renforcée contre la corruption.


 

Par Pamphile EBO

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