LA COUR DES COMPTES RAPPELLE AUX CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2025 LEURS OBLIGATIONS RELATIVES À LA GESTION DE LEURS COMPTES DE CAMPAGNE
Dans un communiqué officiel, le Premier Président de la Cour des comptes Alain-Christian Iyangui a rappelé à tous les candidats à l'élection présidentielle du 12 avril 2025 leurs obligations légales concernant la désignation de leurs mandataires financiers et la soumission de leurs comptes de campagne.
Conformément aux articles 109, alinéa 3, et 110 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant code électoral en République gabonaise, ainsi qu'à l'article 4 du décret n°0111/PR/MIS du 14 février 2025 relatif au contenu et à la forme des comptes de campagne électorale, les candidats sont tenus de procéder à la désignation d'un mandataire financier. Celui-ci est chargé de collecter les fonds destinés au financement de la campagne et de gérer les dépenses associées.
La désignation du mandataire financier doit se faire sur un formulaire spécifique, délivré par le ministère de l’Intérieur. Une fois ce formulaire dûment rempli, il doit être transmis à la Cour des comptes, qui est en charge de la vérification de la régularité et de la sincérité des comptes de campagne des candidats.
En outre, la Cour des Comptes a précisé que, conformément à l'article 369 du Code électoral, les candidats ayant participé à l’élection présidentielle du 12 avril 2025 devront déposer leurs comptes de campagne au greffe de la Cour des comptes dans un délai maximal de 60 jours suivant la proclamation des résultats définitifs du scrutin. Ce dépôt donnera lieu à la délivrance d’un récépissé.
Les comptes de campagne doivent être présentés conformément aux exigences du décret n°0111/PR/MIS du 14 février 2025. Les candidats devront y joindre un état détaillant les sources de financement de leur campagne, ainsi qu’un état des dépenses effectuées, accompagnés des pièces justificatives correspondantes.
La Cour des comptes souligne que ces procédures visent à assurer la transparence et la régularité du financement des campagnes électorales, dans le respect des normes légales et réglementaires en vigueur, et à garantir ainsi la confiance des électeurs dans l’intégrité du processus électoral.