LA DÉGRADATION DE L’AXE IAI - MINDOUBÉ : UN FARDEAU POUR LES HABITANTS ET LES ENTREPRISES

La dégradation des voiries dans le quartier Mindoubé, situé dans le 5ème arrondissement de la commune de Libreville, est devenue un véritable fléau pour les habitants et les automobilistes qui empruntent quotidiennement cette route. La situation est particulièrement préoccupante pour les résidents et les entreprises de la zone, qui font face à des conséquences sociales et économiques de plus en plus lourdes.

Le problème de la dégradation des routes à Mindoubé n'est pas nouveau. Depuis plusieurs années, les habitants ne cessent d'alerter les autorités locales sur l'état catastrophique de cette voie. Pourtant, malgré les plaintes répétées et les demandes pressantes, peu de mesures concrètes ont été prises. Le contraste entre la route dégradée et les projets de rénovation avortés est frappant.
"Il y a de cela très longtemps, c'est vraiment aberrant une situation pareille. Ce n'est pas aujourd'hui que la population a crié au secours concernant la route. C'est quand même la voie qui mène à l'endroit où nous allons tous finir nos jours. C'est une honte de voir la dégradation de la voie, alors que les habitants ne cessent de signaler le problème et qu'il n'y a aucune solution"
déplore un résident du quartier.

Certains habitants de la zone indiquent que des travaux de réhabilitation de la route avaient bien été lancés à un moment donné, une route en béton armé grâce au CTRI, mais qu'ils n'ont pas progressé comme prévu. L'absence de suivi et de finition des travaux ne fait qu'aggraver la situation.
"On a un vrai problème ici à Mindoubé. Les gens viennent souvent pour arranger la route, mais les travaux sont toujours laissés inachevés. Ils abandonnent avant de terminer le travail, ce qui fait qu'on se retrouve avec une route encore plus dégradée après chaque intervention"
témoigne un autre résident.
Pour ceux qui vivent dans les environs, la dégradation des routes entraîne des conséquences considérables sur leur quotidien. En plus des nuisances liées à la poussière et à la boue, de nombreux résidents signalent des problèmes de santé fréquents, notamment des maladies respiratoires, exacerbées par les conditions de circulation difficiles.

"Ça nous embête énormément. Quelqu'un comme moi, qui vit juste à côté, voit tous nos enfants malades presque tous les jours à cause de la poussière. Nous-mêmes, nous ressentons aussi les effets de cette situation. On ne sait plus quoi faire face à tout ça"
explique un habitant du quartier.
Le problème de la dégradation des voiries à Mindoubé est encore amplifié par le trafic dense dans la zone. Les véhicules, notamment les poids lourds, exacerbent l'érosion de la route, la rendant de plus en plus impraticable. Les fortes pluies qui s'abattent régulièrement sur Libreville ont également un rôle clé dans l'aggravation de la situation. En emportant les matériaux routiers, elles créent de nouveaux trous et fossés, augmentant les risques d'accidents et de blessures pour les usagers de la route.
"La pluie joue un rôle très important. Chaque fois qu'il pleut, c'est encore pire. Les matériaux de la route sont emportés, ce qui rend l'état de la voie encore plus dangereux"
précise un automobiliste, visiblement exaspéré par les conditions de circulation.

Plusieurs petits étals longent les axes routiers de Mindoubé 1 et des environs où des commerçantes exposent leurs denrées parfois à même le sol. Face à cette situation préoccupante, les habitants de Mindoubé et les entreprises environnantes lancent un appel pressant aux autorités locales. Ils exigent une prise en charge rapide et efficace de la réhabilitation des voiries, avec des travaux durables et de qualité. La population de ce quartier, tout comme les automobilistes, attend une solution concrète pour améliorer leurs conditions de vie et de circulation.
Entre les travaux inachevés, les maladies liées à la poussière, les denrées alimentaires, les poubelles et les dangers accrus par les intempéries et le trafic dense, la situation nécessite une intervention urgente des autorités compétentes notamment du CTRI.
