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OLIGUI NGUEMA TRANCHE SUR LES RAPPELS DE SALAIRES : "ON NE PEUT PAS CRÉER UNE NOUVELLE DETTE SANS SOLDER L’ANCIENNE"

OLIGUI NGUEMA TRANCHE SUR LES RAPPELS DE SALAIRES : "ON NE PEUT PAS CRÉER UNE NOUVELLE DETTE SANS SOLDER L’ANCIENNE"
Interpellé sur la situation de nombreux agents de l'État affirmant ne pas avoir encore perçu leurs rappels malgré le dépôt de leurs dossiers, le chef de l’État a souhaité clarifier sa position.

Invité sur le plateau de l’émission "1 candidat, 1 projet", le président de la transition et candidat à la présidentielle du 12 avril 2025, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est exprimé avec fermeté sur la question sensible des rappels de salaires des fonctionnaires gabonais.


Interpellé sur la situation de nombreux agents de l'État affirmant ne pas avoir encore perçu leurs rappels malgré le dépôt de leurs dossiers, le chef de l’État a souhaité clarifier sa position.


"Soyons clairs, je suis honnête et je suis un homme de parole. Je sais ce que j’ai dit au syndicat"


a-t-il affirmé d’emblée.


Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé que le gouvernement avait été saisi par les syndicats d’un état détaillé de la dette salariale accumulée par l’État depuis 2014, estimée à 106 milliards de francs CFA. Une dette qu’il dit avoir reconnue et accepté de rembourser de manière progressive.


"J’ai dit que je paierai un peu, par tranche. J’ai payé la première tranche. Nous avons divisé le montant en trois, et j’ai payé la deuxième tranche"


a-t-il détaillé.


Face aux réclamations de certains fonctionnaires souhaitant intégrer les phases de paiement en cours, le président s’est montré intransigeant.


"Vous ne pouvez pas me dire, au moment où je suis en train de payer, qu’il y a d’autres fonctionnaires qui se sont ajoutés. Là, on n’est pas honnête, c’est de la triche"


a-t-il tranché, visiblement agacé.


À ceux qui affirment avoir fourni les pièces justificatives nécessaires, Brice Clotaire Oligui Nguema répond que leurs dossiers seront examinés, mais dans une seconde phase.


"Je l’ai dit au syndicat : même s’ils apportent les documents nécessaires, ce sera pour la prochaine étape. Ils ne peuvent pas entrer dans la deuxième tranche. Je dois d’abord solder cette dette de 106 milliards"


a-t-il expliqué.


Pour le Président, l’enjeu dépasse les intérêts individuels. Il s’agit, selon lui, de préserver l’équilibre des finances publiques et de maintenir le cap sur les priorités nationales.


"Comment voulez-vous que, sans avoir encore soldé une tranche, vous me recréez une autre dette ? Finalement, on ne va pas construire le pays"


a-t-il indiqué.





Par Pamphile EBO

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