FINANCER DES PROJETS
Lors de la conférence interministérielle tenue ce mercredi 30 avril 2025 sur le rapatriement des Fonds de Remise en État des Sites (RES), le ministre de l’Économie et des Participations, Mark-Alexandre Doumba, a fait le point sur les négociations en cours entre le gouvernement, la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) et les compagnies pétrolières. Il a affirmé que les discussions sont à un stade très avancé et qu’un accord est sur le point d’être conclu.
Le ministre a rappelé que le gouvernement a une responsabilité de transparence envers la population, notamment sur les questions touchant au bien commun, comme les ressources pétrolières.
« Depuis plusieurs mois, le Président de la République a demandé que les échanges avec les compagnies pétrolières s’intensifient pour parvenir à un accord sur le mécanisme de rapatriement des fonds RES »
a-t-il déclaré.
Ces fonds, constitués par les entreprises pétrolières dans le cadre de leurs contrats de partage de production, ont pour but de financer la remise en état des sites d’exploitation une fois que les puits arrivent à maturité. Cela permettrait, selon le ministre, de restaurer les zones exploitées dans leur état naturel, dans un souci de responsabilité environnementale.
Mark-Alexandre Doumba a souligné que ces fonds, constitués progressivement sur de longues périodes, peuvent atteindre des montants significatifs. Or, jusqu’à récemment, l’État n’avait pas une visibilité complète sur ces ressources.
« C’est pourquoi nous avons souhaité, à l’instar des autres pays de la zone CEMAC, que ces fonds soient cogérés entre l’État et les compagnies pétrolières, avec l’appui de la BEAC »
a-t-il précisé.
Cette cogestion permettrait notamment d’utiliser ces fonds comme levier pour financer des projets de développement économique.
« Nous sommes au bout des négociations. Il ne reste qu’un seul point à trancher, lié à l’immunité de la BEAC »
a confié le ministre Mark Alexandre Doumba, qui s’est dit particulièrement sensible à cet enjeu.
En conclusion, il a assuré que l’objectif du gouvernement est d’aboutir très prochainement à un accord final, afin d’assurer à la population une gestion plus transparente et efficace de ces ressources stratégiques.