EN ACTION
Depuis le mardi 13 mai 2025, l’Association des filles mères du Gabon mène une campagne d'envergure dans le quartier de Montalier, situé dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville. L'objectif de cette initiative est de sensibiliser les jeunes filles aux enjeux de la contraception, en mettant particulièrement l’accent sur l’implant contraceptif, et encourager le dépistage gratuit du VIH. Une démarche saluée pour sa pertinence face aux grossesses précoces et aux avortements clandestins, fléaux aux conséquences souvent dramatiques pour les adolescentes.
« Nous organisons la deuxième édition de notre caravane de sensibilisation, notamment sur le planning familial, les différentes contraceptions et les dépistages VIH gratuits »
explique Haresse Kengue, présidente de l’Association. À travers cette action, les organisatrices souhaitent promouvoir une meilleure connaissance des outils de régulation des naissances et déconstruire les tabous autour de la santé sexuelle.
Au cœur de cette campagne, l’implant contraceptif est présenté comme une solution de longue durée, simple d’accès et surtout réversible.
« Ce qu’on veut faire comprendre à la jeune femme gabonaise, notamment celle qui est sexuellement active dès le lycée, c’est qu’elle a aujourd’hui la possibilité de planifier sa grossesse. Elle met son implant, et quand elle se sent prête à avoir un enfant, elle peut le retirer »
souligne Haresse Kengue. Elle rappelant les éventuels effets secondaires comme la prise de poids, qu’une activité physique peut aider à se maîtriser.
La caméra de l’association a suivi le parcours de Salomé, une mère de trois enfants, de son inscription à la pose de l’implant. Son témoignage renforce le message :
« Pour planifier mon prochain enfant, j’ai vu que c’était plus facile, au lieu de boire les comprimés tout le temps »
explique-t-elle.
Consciente de l’importance d’étendre son action, l’association lance un appel à l’aide.
« L’idéal serait d’aller dans les autres arrondissements. Faute de moyens, nous restons pour l’instant dans le 6ᵉ. Nous attendons le soutien des autorités et de tous ceux qui peuvent nous accompagner »
conclut Haresse Kengue.