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SÉNAT ET DIASPORA

SÉNAT ET DIASPORA
Définir 18 sièges supplémentaires pour le Sénat et 2 nouveaux sièges pour la Diaspora. C’est, entre autres, la mission du comité de rédaction de l’avant-projet de loi sur la répartition des sièges électoraux.

Dès l’ouverture des travaux de la commission dont il assure la coordination, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Hermann Immongault a fixé le cap. Contrairement à l’idée répendue sur l’éventualité d’un redécoupage global du paysage électorale, l’avant-projet en cours de rédaction devra tenir compte du canneva indiqué par le chef de l’Exécutif.


« Pour ce qui concerne le texte qui est le nôtre, les orientations ont été données, il ne s’agit pas de se livrer à un redécoupage global. Celui-là ne pouvant être fait qu’à l’issue du recensement de la population et du logement que le ministère en charge de cette matière a commencé », a-t-il confié.  


Si aucun détail n’a été livré sur ce qui va constituer l’axe de réflexion des membres de la commission de rédaction de l’avant-projet de loi sur la répartition des sièges, la répartition semble évidente à la lecture de la loi organique n°001/2025 portant Code électorale en République Gabonaise.


 


Selon l’article 216,  le nombre de députés à l’Assemblée nationale fixé à 145, soit  143 sur l’ensemble du territoire national 02 pour les régions électorales représentant les gabonais de l’étranger peut être diminué ou augmenté par la loi organique. « Une loi précise les modalités de répartition des sièges de députés sur le territoire national et sur les régions ou zones électorales des gabonais vivant à l’étranger sur la base des critères de démographie électorale ou territoriale qu’elle définit », indique le texte de loi.


 


Pour ce qui est des sénateurs, le nombre est fixé à 70 dans l’article 147 de la nouvelle loi contre 52. « La Répartition des sièges de Sénateurs étant fixée par la loi selon le critère territorial », peut-on lire à l’article 148.


 


En attendant donc la livraison des nouvelles données issues du recensement général de la population, en cours, on peut, sans risque de se tromper, affirmer que la première législature de la 5e République ne connaitra pas le bouleversement tant attendu.


 

Par Estelle Diane AMVANE

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