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PRÉCARITÉ

PRÉCARITÉ
Selon la Banque mondiale, le taux de pauvreté au Gabon est estimé à près de 40%, en 2025. Au-delà des chiffres, la réalité de la précarité est palpable dans le quotidien de milliers de Gabonais. Une situation qui appelle à une action urgente.

La précarité est une réalité que des milliers de Gabonais côtoient au quotidien. Au lendemein de la fin de la transition, l’élection d’un président démocratiquement élu suscite de l’espoir au sein de la société civile, à l’instar de la présidente de l'Association contre le risque médical (ASCORIME), Aminata Ondo.  


« Ce nouveau Gabon appartient aux pauvres, parce que le pauvre doit dire, j’ai trop souffert, je dois me lever. Vous ne pouvez pas imaginer la misère que je gère tous les jours. C’est grave ce que je constate » a-t-elle confié, avant d’affirmer que « le président de la République est le président des pauvres, parce que c’est nous qui souffrons. C’est celui comme on dit souvent qui a mal au ventre qui cherche la porte des toilettes. Si nous souffrons réellement, il faut que le Gabonais se lève et prennne conscience que nous sommes dans un Etat et le président est au service de son peuple et c’est nous qui devons le conduire vers ce que nous voulons »


Alors que le bouleversement au sommet de l’Etat impose à lui seul un changement de mentalité, les réseaux sociaux et autres canaux ne cessent d’être inondés de SOS au détriment de solutions durables.


« Les Gabonais ont gardé les mêmes habitudes. Il faut arrêter de tendre la main, avec peu tu peux faire beaucoup de choses. N’allez pas dans la facilité des dons.  Le don ne change pas un pays. Lorsque vous aurez des médicaments à l’hopital, par exemple, mon combat, c’est ce qu’on appelle gagner quelque chose, parce qu’à tout moment vous pouvez sauver des vies », a déploré Mme Ondo.


Si les grandes victoires sont toujours précédées de grandes batailles, actrice incontournable de la lutte contre la précarité au Gabon, Aminata Ondo invite les jeunes et les femmes à prendre leur bâton de pèlerin contre les maux qui minent leur quotidien.


« Nous nous battons pour les jeunes. Mais, il faut qu’à leur tour, ils prennent conscience que ceux qui se sont battus ne ce sont pas battus pour rien. Il faut donc continuer la lutte pour que le pays se porte bien », a-t-elle encoiragé, avant de relater. « Je prends un exemple, moi, aminata, je suis une femme mariée, j’aurais pu me dire, je reste à la maison. Et pourtant, il y a des moments où mon mari a eu très peur. Mais, j’ai dit que je continue à me battre pour mon pays. Je suis mère d’enfants et de petits enfants. Et j’aurai pu dire que pour mes enfants, je ne me bats pas. Mais j’ai continué à me battre jusqu’à l’extrême. »


Le taux de pauvreté au Gabon est estimé à près de 40%, en 2025, selon la Banque mondiale. Un chiffre en constante augmentation, qui appelle à une action collective des autorités et des citoyens de tous bords.


 

Par Estelle Diane AMVANE

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