TRANSPORT
Dans un contexte où le transport public gabonais se trouve à la croisée des chemins, le ministre d’État des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a entamé une tournée d'inspection des principales structures sous sa tutelle. De la Société gabonaise de transport (Sogatra) à Trans’Urb, en passant par Taxi Gab+, le constat est alarmant.
Partout où il est passé ce 21 mai 2025, le membre du gouvernement a été accueilli par les responsables et les agents, visiblement éprouvés par des conditions de travail jugées « extrêmement difficiles ». Véhicules hors service faute de pièces ou de moyens financiers, locaux délabrés, équipements obsolètes : les infrastructures sont à bout de souffle.
« J’ai pu toucher du doigt les réalités quotidiennes des agents. Il est grand temps de passer à l’action »
a déclaré Ulrich Manfoumbi Manfoumbi. Fidèle à sa réputation d’homme de terrain, il a écouté avec attention les doléances des personnels, manifestant une volonté affirmée de dialogue et de réformes.
Conscient des attentes, le ministre Ulrich Mafoumbi Manfoumbi a plaidé pour une refondation du secteur. Il a évoqué une série de mesures urgentes à mettre en œuvre. Parmi elles, la fin de la gratuité des transports instaurée depuis plusieurs années, jugée insoutenable pour les finances publiques. Il a également souligné la nécessité de revoir le cadre juridique du secteur afin de permettre à des structures comme Sogatra de retrouver leur efficacité d’antan.
« Il faut mettre en place des politiques efficientes pour inscrire durablement le service public du transport dans une logique de performance et de continuité »
a-t-il affirmé.