DON DE SANG VOLONTAIRE : LE GABON EN-DESSOUS DE LA NORME DE L’OMS
Pour cette première édition, les journées nationales de la transfusion sanguine ont été placées sous le thème : « vers l’atteinte de l’ODD3 ; la place de la transfusion sanguine dans le système de santé ». Autour des professionnels du CNTS, le ministère de la Santé, les donneurs de sang, les religieux, les parlementaires, plusieurs bénévoles et experts venus de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Congo.
Une mobilisation qui a démontré l’importance du don de sang en tant que acte salutaire pour la santé de nombreux patients. Les parlementaires ont d’ailleurs compris la nécessité de faire de la transfusion sanguine une véritable priorité nationale. Aussi, le président de l’Assemblée nationale, a-t-il invité ses collègues à encourager le don volontaire et gratuit, organiser la collecte, la conservation et la distribution du sang, selon les normes internationales.
« Notre responsabilité en tant que représentants du peuple est de légiférer pour sécuriser, controler et accompagner l’action publique par l’évaluation des poitiques publiques en matière de santé publique. Chaque texte que nous adoptons, chaque budget que nous votons doit être guidé par l’exigence de sauver des vies. Notre responsabilité de législateur est d’offrir un cadre juridique solide et conforme aux standards internationaux », a déclaré, Jean-François Ndongou.
Faisant l’état des lieux de la situation nationale, le Directeur général du CNTS, Jean Rémy Ossibadjoua, a révélé que le besoin en sang au Gabon est estimé à 30 590. En 2024, 27317 poches de sang ont été collectées, soit 24 dons pour 1000 habitants, largement au-dessus de la norme de l’OMS, qui est de 10 dons pour 1000 habitants.
Toutefois, a-t-il déploré, 31% de ces dons proviennent encore des donneurs familiaux, ce qui constitue un risque pour la sécurité transfusionnelle. En 2023, les dons bénévoles de sang étaient estimés à 69%, largement en dessous de la norme de l’OMS qui est 80%.
Ces journées ont donc été l’occasion de rappeler au législateur son rôle primordial dans le renforcement du cadre juridique ; aux autorités, l’importance de la régionalisation afin de garantir la sécurité des produits sanguins et les pratiques transfusionnelles. Levier fondamentale de l’objectif de développment durable n°3 qui garantie l’accès de tous à des soins de santé sûre, éfficace, de qualité et à un coût abordable, la transfusion sanguine ne saurait rester en marge des politiques sanitaires.