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COUPURES D’ÉLECTRICITÉ

COUPURES D’ÉLECTRICITÉ
Pendant près de dix heures, les commerçants de plusieurs quartiers, notamment celui de Nombakélé, ont été pris au dépourvu par une coupure de courant survenue dans la nuit de mardi et la journée de mercredi 28 mai 2025

Pendant près de dix heures, les commerçants de plusieurs quartiers, notamment celui de Nombakélé, ont été pris au dépourvu par une coupure de courant survenue dans la nuit de mardi et la journée de mercredi 28 mai 2025, transformant leur quotidien en un véritable calvaire. Entre pertes financières, matériels endommagés et clientèle mécontente, la Société d'Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) est une nouvelle fois pointée du doigt. Les commerçants de la commune de Libreville traversent une passe difficile.


À Nombakélé, une boulangerie locale fait grise mine. Face aux dégâts causés par cette panne, l’ambiance est celle d’une mine d’enterrement.


"Voilà, comme vous pouvez constater, il y a beaucoup de pains qui sont restés... tout ça ira à la poubelle"


explique, dépité, un employé. La coupure, survenue en pleine production, a mis sur des charbons ardents tout le personnel : plusieurs machines sont tombées en panne, les façonneuses inutilisables. Le réparateur est attendu en urgence, mais le mal est déjà fait.


"On a dû renvoyer plusieurs clients"


déplore-t-il. Ces déboires à répétition de la SEEG étranglent financièrement de nombreux petits opérateurs économiques.


Sekumbumba, vendeur de téléphonie mobile, est dans le chaos.


"Ça nous gêne beaucoup. D’autres viennent pour imprimer, faire un dépôt à la banque... quand ils voient qu’on n’a pas de courant, ça les fait fuir. Et ça nous fait perdre notre chiffre journalier" 


Pour lui, la situation est intenable.


"On suffoque carrément"


dit-il. L’électricité, ressource vitale pour ses activités, devient un luxe.



Face à ces coupures à répétition, certains commerçants tentent de faire contre mauvaise fortune bon cœur. L’achat de groupes électrogènes est devenu une solution de survie.


"Nous avons pu acquérir un groupe électrogène pour pallier ces coupures"


confie un gérant de boutique.


"À chaque fois qu’il y a coupure, on le met en marche pour servir la clientèle"


Mais tout le monde n’a pas les moyens de s’équiper. Les plus modestes broient du noir, voyant l’horizon de leur rentabilité s’assombrir. Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui ont le sentiment d’être roulés dans la farine, abandonnés à leur sort.


Face à une situation qui s’enlise, les opérateurs économiques de la capitale gabonaise appellent à des mesures urgentes. La SEEG, déjà critiquée pour ses performances jugées insuffisantes, est sommée de redresser la barre. 


 

Par Pamphile EBO

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