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DÉMISSIONNER ET PRODUIRE UN RAPPORT

DÉMISSIONNER ET PRODUIRE UN RAPPORT
le ministre Hermann Immongault s’est adressé aux Délégués spéciaux des communes et départements, les sommant de respecter les textes en vigueur s’ils souhaitent se porter candidats.

À quelques mois des élections couplées législatives et locales prévues les 27 septembre et 11 octobre 2025, le ministère de l’Intérieur a lancé un rappel à l’ordre sans équivoque. Par une lettre-circulaire référencée n°000576/MISD/SG/DGCL, datée du 30 juin 2025, le ministre Hermann Immongault s’est adressé aux Délégués spéciaux des communes et départements, les sommant de respecter les textes en vigueur s’ils souhaitent se porter candidats.


Ce rappel s’inscrit dans une volonté de moralisation de la vie publique, alors que pointe à l’horizon une séquence électorale décisive pour la transition démocratique. Le ministre met en avant l’article 76 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral, qui interdit formellement au ministre de l’Intérieur, et par extension à toute autorité sous sa tutelle, de participer aux élections qu’il organise. Pris au dépourvu, certains responsables locaux pourraient se retrouver sur la corde raide. Car l’administration ne laisse plus de place à l’impunité : toute autorité impliquée dans la supervision du scrutin devra impérativement démissionner avant la constitution des commissions électorales. En clair, il est désormais impossible de cumuler ambitions politiques et fonctions administratives.


Le ministre rappelle également l’article 87 de la loi n°001/2014 sur la décentralisation, imposant la remise d’un rapport moral et financier avant toute cessation de fonction. De quoi donner du fil à retordre aux Délégués spéciaux qui espéraient manœuvrer discrètement.


« Il faut enrayer le phénomène d’abus et restaurer la neutralité administrative »


souligne une source du ministère de l'Intérieur


Ce recentrage intervient après la décision du président Brice Clotaire Oligui Nguema de confier au ministère de l’Intérieur l’organisation des élections, autrefois dévolue au Centre gabonais des élections. La restauration des instituion se poursuit, avec comme corollaire une exigence accrue en matière de transparence. Pour ceux qui rêvent d’un mandat électif, l’heure est venue de choisir leur camp.

Par Pamphile EBO

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