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DÉMENT LA FAILLITE

DÉMENT LA FAILLITE
Lors d’un point presse tenu récemment à Libreville, Hans Ivala, directeur général de l’entreprise, a fermement démenti ces allégations et assuré que l’entreprise allait bien, mieux encore, qu’elle amorce un redressement durable.

Face à une vague d’informations alarmistes circulant sur la toile évoquant une prétendue faillite de la société pétrolière gabonaise Pizolub, la direction générale a jugé nécessaire de clarifier la situation. Lors d’un point presse tenu récemment à Libreville, Hans Ivala, directeur général de l’entreprise, a fermement démenti ces allégations et assuré que l’entreprise allait bien, mieux encore, qu’elle amorce un redressement durable.


Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux et certains médias se sont fait l’écho d’une supposée banqueroute de l’entreprise, présentée comme un canard boiteux du secteur pétrolier. Une lecture des faits que le patron de Pizolub balaie d’un revers de la main :


« Franchement, avec tout ce que nous avons mis en place depuis 2024, ça nous surprend d’entendre qu’on parle encore de faillite. Les chiffres parlent d’eux-mêmes »


a-t-il martelé devant la presse.


Il reconnaît cependant que Pizolub a traversé des années difficiles :


« Il est vrai que nous avons connu des problèmes financiers, c’était un secret pour personne. Nous avions 13 mois d’arriérés de salaires. Mais grâce à l’apport de Gab Oil Company dès 2024, nous avons pu régler ces dettes sociales »


explique-t-il. Aujourd’hui, l’entreprise, longtemps considérée comme le parent pauvre du secteur, semble remonter la pente.


La situation s’est encore améliorée en avril 2025, avec l’entrée de Gab Oil Company dans le capital de Pizolub à hauteur de 71,20 %.


« C’est une opération stratégique qui nous permet de nous désendetter progressivement vis-à-vis de nos fournisseurs et de relancer nos investissements. Depuis le début de l’année 2025, les choses avancent à bon train »


a ajouté Hans Ivala.


Alors que certains tiraient la sonnette d’alarme, l’entreprise a poursuivi son redressement dans l’ombre, avec des résultats encourageants. Spécialisée dans la production de lubrifiants, avec une capacité de 24 000 tonnes par an, Pizolub entend bien marquer cette année d’une pierre blanche.


La société fait aussi face à un marché de plus en plus concurrentiel, notamment à cause de l’ouverture du marché aux importations depuis 2013.


« Il entre au Gabon toutes sortes de lubrifiants à des coûts qui défient toute concurrence et mettent en péril les parts de marché des opérateurs nationaux »


souligne le directeur général Hans Ivala. Un combat que Pizolub ne mène pas seul :


« Grâce à notre travail, le ministre du Pétrole a signé, le 26 mars 2025, un arrêté qui encadre désormais les conditions d’importation, de formulation et de commercialisation des lubrifiants »


se félicite Hans Ivala.


Autre signe de redressement : la prise en compte des enjeux environnementaux. L’entreprise s’est associée à la Direction générale de l’environnement pour chaque commande de produits, preuve qu’elle ne lésine pas sur les moyens pour garantir la qualité et la durabilité de ses opérations.


Selon les propos d’Hans Ivala, si Pizolub a connu une période difficile, l’horizon se dégage progressivement. Une chose est certaine : l’entreprise n’est pas en panne, elle se réinvente. 


Tout le contraire de ce qu’estime le Président du Conseil d’administration (PCA), Jean Koumbi Guiyedi, qui a souligné il y a deux semaines environ la situation de Pizolub  chaotique de l’entreprise. 


« Nous étions à 12 milliards de FCFA de dettes, voire 13. Et à 13 milliards, la société, logiquement, n’existe plus, puisque la dette dépasse la moitié du capital social. Selon l’article 664 de l’Acte uniforme OHADA, Pizolub devrait être dissoute. Aujourd’hui, nous avons exposé cette situation au ministre  »


s’était-il alarmé 


“Pizolub montre des signes encourageants de redressement opérationnel grâce à l’appui de Gab Oil Company si l’on se fie aux chiffres évoqués par son directeur général. Toutefois, les inquiétudes soulevées par le PCA sur la solvabilité restent légitimes. Une entreprise peut être dynamique sans pour autant être juridiquement saine. Pour écarter tout risque de dissolution, une recapitalisation formelle s’impose. Mais ce qui est est inquiétant c’est le contraste entre la direction générale et le conseil d’administration. Ce contraste révèle un déficit de gouvernance, préjudiciable à la stabilité stratégique de l’entreprise”







Par Pamphile EBO

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