EXEMPTÉS DE FRAIS D’INSCRIPTION
En vue de resorber le déficit en personnel dans le secteur de la santé, régler la problématique liée à la transmission du savoir, l’optimisation des talents internes et la garantie d'une meilleure gestion publique, le ministre de tutelle, Adrien Mougougou a décidé de l’organisation imminente de concours professionnels.
L’initiative se veut inclusive et sociale pour le membre du gouvernement qui a décidé de suspendre le paiement de frais d’inscription et de certificats médicaux.
« Il ne faut pas fatiguer les compatriotes déjà dans la précarité, avec cette exigence des frais d’inscription et de certificats médicaux pour les concours dont j’attends sous une dizaine de jours, les dossiers de leur organisation », a précisé Adrien Mougougou, à l’endroit de ses collaborateurs.
Une décision qui a été bien accueillie par les acteurs du secteur santé, partie prenante au dialogue social permanent. Elle vient mettre fin aux nombreuses suspiscions que suscitent cette exigence au sein de l’opinion du fait du manque de transparence dans sa gestion.
En 2023, par exemple, le débat avait été porté sur la place publique, par le Front national des leaders gabonais, notamment du fait du nombre élevé de postulants dans la plupart des concours, devant débourser des frais de dossiers de 20 000 à 25 000 Fcfa , pour un nombre limité de places.
Cette année-là, le concours de l’INFASS avait enrégistré 9186 candidats pour 500 places disponibles, soit une manne financière de plus de 183 milions de Fcfa, récoltée.
En perspectives, plus précisémment avant septembre 2025, un concours d’entrée à l’Ecole provinciale de formation d’action sanitaire et sociale sera organisé au profit des infirmiers assistants ayant une longue expérience en milieu hospitalier, pour l’accès au rang d’Infirmier d’Etat ; un concours d’entrée à l’Institut national de formation d’action sanitaire et sociale.
Adrien Mougougou prévoit également la réhabilitation du diplôme de PHD dans les sciences de la santé ; la possibilité pour les agents Santé au sein des Centres hospitaliers universitaires, de passer le grade des habilitations à diriger les recherches sans obligation de changer de département ministériel ou encore la gratuité de la prise en charge des personnels de santé et leurs ayants droits dans les hôpitaux publics.
En vue d’élargir la tranche d’âges à ces concours professionnels, de 50 à 57 ans et surtout pour obtenir le quota d’admission le plus élevé possible, le ministre de la Santé entend faire un plaidoyer auprès de ses collègues de la Fonction Publique et des Finances.