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Justice

RÉSEAU CRIMINEL À LIBREVILLE

RÉSEAU CRIMINEL À LIBREVILLE
Selon les premiers éléments de l’enquête, Mehdi Valentin, réputé proche du clan Bongo Valentin, a été interpellé en flagrant délit à son domicile, sous les yeux stupéfaits de ses femmes de ménage.


Selon les premiers éléments de l’enquête, Mehdi Valentin, réputé proche du clan Bongo Valentin, a été interpellé en flagrant délit à son domicile, sous les yeux stupéfaits de ses femmes de ménage. L'homme, déjà connu des services pour ses liens troubles avec l'ancien régime, a été appréhendé avec ce qui s’apparente à un arsenal soigneusement dissimulé dans une caverne improvisée.



"Je ne savais pas que ces objets étaient interdits"


a-t-il d'abord déclaré, tentant de minimiser la gravité des faits. Mais la supercherie n’a pas tenu longtemps. Sur place, les forces de l’ordre ont mis la main sur des pointes d’ivoire, des armes à feu, des munitions et plusieurs substances prohibées, le tout soigneusement entreposé pour des "besoins personnels"


selon ses dires.



Pour les enquêteurs, aucun doute : Mehdi Valentin était bien plus qu’un simple détenteur d’objets illicites.


"Je suis prêt à coopérer, je n’ai rien à cacher"


a-t-il affirmé après être passé aux aveux. 



Une coopération tardive, mais qui pourrait faire sauter le verrou du silence autour d’un réseau structuré, que l’on soupçonne d’avoir été réactivé à partir des vestiges de l’ancien régime.



Les investigations menées sous la supervision directe de la DGCS ont permis de faire voler en éclats une partie du mystère. Selon une source proche du dossier, "Mehdi Valentin serait considéré comme un émissaire discret du clan Bongo Valentin". En d'autres termes, un pion au service d’une instrument de déstabilisation, soigneusement inséré dans les mailles du filet républicain.



Pris au dépourvu, Mehdi Valentin aurait permis de remonter une chaîne logistique opaque.


"Le butin ne m’appartient pas entièrement"


a-t-il lâché. Il a évoqué une provenance trouble et des intermédiaires bien placés. L’enquête explore désormais la piste d’un réseau d’influence, toujours actif et potentiellement financé depuis l’étranger.



Ce nouvel épisode a mis le feu aux poudres au sein des cercles du pouvoir, certains dénonçant un retour inquiétant de pratiques du passé. D’autres, plus cyniques, y voient le signe que l’ancien régime n’a jamais complètement disparu, mais qu’il s’est simplement dissimulé, tel une taupe, dans les arcanes d’un système affaibli.


Le pot aux roses a été découvert, mais l’affaire ne fait que commencer. Mehdi Valentin devra répondre de ses actes devant la justice gabonaise dans les prochains jours. D'autres taupes pourraient se tapir encore dans l’ombre.


 


 

Par Pamphile EBO

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