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UN DIALOGUE TERRITORIAL

UN DIALOGUE TERRITORIAL
La ville de Makokou a accueilli récemment un important atelier de dialogue territorial axé sur les enjeux de l’orpaillage, de l’exploitation minière et de la biodiversité dans la province de l’Ogooué-Ivindo.

La ville de Makokou a accueilli récemment un important atelier de dialogue territorial axé sur les enjeux de l’orpaillage, de l’exploitation minière et de la biodiversité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Organisé dans le cadre du projet BIODEV 2030, cet événement visait à poser les bases d’un projet territorial pilote conciliant développement économique et préservation de l’environnement.


Financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et mis en œuvre par le WWF, le projet BIODEV 2030 s’inscrit dans les objectifs du Cadre Mondial pour la Biodiversité de Kunming-Montréal, adopté en 2022. Il ambitionne d’intégrer la biodiversité au cœur des politiques publiques et des activités économiques, particulièrement dans des secteurs à fort impact comme l’agriculture et les mines.


 


Une initiative multisectorielle


L’atelier, présidé par le gouverneur de la province, Madame Christiane Leckat, a réuni une quarantaine de participants : représentants de l’administration provinciale, du secteur privé (forêt et mine), artisans miniers, responsables de forêts communautaires, experts et membres de la société civile.


Réunis dans la salle de la Mairie du 1er arrondissement de Makokou, les participants ont échangé sur les moyens d'encourager une exploitation minière plus responsable, à travers un dialogue inclusif et la co-construction d’un projet territorial. Le WWF et la Direction Générale de l’Exploitation des Mines (DGEM) avaient, en amont, conduit une mission de terrain pour cartographier les enjeux locaux et identifier les principaux acteurs concernés.


 


Identifier les problèmes, formuler des solutions


L’objectif principal de cet atelier était de construire un "arbre à problèmes", méthode participative consistant à identifier les causes, conséquences et solutions d’un problème central : la pression croissante exercée par les activités minières et aurifères sur la biodiversité locale.


Parmi les problématiques soulevées figurent :




  • la méconnaissance des lois minières et environnementales,




  • la faible structuration des orpailleurs,




  • la déforestation liée aux activités minières industrielles,




  • l’absence de cartographie actualisée des sites d’exploitation,




  • et le manque de transparence dans la fixation des prix de l’or.




Les échanges ont permis de transformer ces problèmes en objectifs opérationnels pour les futures actions du projet. Les causes deviennent ainsi des leviers d’intervention (formation, structuration, réglementation), et les conséquences se transforment en bénéfices attendus à long terme (biodiversité préservée, activités minières durables, communautés mieux outillées).


 


Une première étape vers un projet territorial


Cet atelier s’inscrit dans la deuxième phase (2023–2026) du projet BIODEV 2030, qui ambitionne de proposer des instruments de politiques publiques sectorielles favorables à la biodiversité. Il fait suite à plusieurs consultations nationales et régionales, ainsi qu’à une analyse du territoire conduite en 2024, qui avait désigné l’Ogooué-Ivindo comme zone pilote du dialogue territorial.


« Le dialogue est essentiel pour construire un avenir où les activités économiques, comme l’orpaillage ou l’exploitation minière, se font dans le respect de l’environnement et au bénéfice des communautés locales »


 a souligné un représentant du WWF Gabon.


 

Par Pamphile EBO

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