50 184 HECTARES ATTRIBUÉS
Dans une dynamique résolument tournée vers l’industrialisation de la filière forêt-bois, le ministère des Eaux et Forêts, Chargé du Conflit Homme-Faune, a signé ce 11 juillet un contrat de Partenariat Public-Privé (PPP) avec la société Exploitation et Transformation des Bois du Gabon (ETBG). Ce partenariat, d’une durée de trois ans, est un grand pas pour le secteur et confirme que la filière bois, véritable épine dorsale de l’économie gabonaise, est dans une bonne passe.
Signé par le ministre Maurice Ntossui Allogo et le président d’ETBG, Arthur Bodo, l’accord porte sur la mise à disposition de 50 184 hectares de superficie forestière dans la province de la Nyanga. Ce vaste domaine forestier servira à implanter une unité industrielle complète, de la première à la troisième transformation du bois, et à garantir un approvisionnement régulier en grumes. Un pari ambitieux que le gouvernement gabonais semble prêt à relever à bras le corps.
Dans un contexte où la transformation locale n’est pas une sinécure, ce partenariat public-privé apparaît comme un filon. Il s’inscrit dans la vision du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui ne tarit pas d’éloges sur l’importance d’une gestion durable et bien ordonnée de nos ressources naturelles. Selon ses Très Hautes Instructions, le ministère met les bouchées doubles pour soutenir les initiatives industrielles capables de générer de l’emploi qualifié et de renforcer la souveraineté économique du pays.
« Ce projet a tout d’un pari réussi si les engagements sont tenus »
estime une source proche du dossier. En effet, la création de cette unité industrielle pourrait contribuer à transformer structurellement le secteur, en apportant un savant dosage entre valorisation économique et préservation environnementale.
Au-delà de l’aspect économique, c’est aussi une question épineuse d’inclusion nationale que le gouvernement tente de résoudre. La loi n°016/01 du 31 décembre 2001, portant Code forestier en République gabonaise, encourage une implication plus forte des nationaux dans les chaînes de valeur. Et sur ce point, le projet ETBG pourrait bien incarner une nouvelle donne pour l’avenir de la filière.