FACE À L’HISTOIRE
A l’occasion de la Journée mondiale de la justice pénale internationale, la page judiciaire gabonaise a publié le jeudi 17 juillet 2025 une déclaration poignante, en revenant sur les années sombres du régime Ali Bongo. Elle a appelé à ne pas oublier les souffrances du peuple gabonais.
« 17 juillet, journée mondiale de la justice pénale internationale / Ali Bongo Ondimba, Sylvia et Noureddin Bongo Valentin, un clan face au tribunal de l'histoire »
affirme d’entrée la page judiciaire gabonaise, dans un ton grave et accusateur. Le communiqué rappelle que sous le régime Bongo, la justice gabonaise a été réduite à
« un instrument de terreur, de vengeance et de soumission »
Durant quatorze années, selon ce texte, les droits fondamentaux des citoyens ont été bafoués. Arrestations arbitraires, procès politiques, détentions prolongées sans jugement : autant de pratiques dénoncées aujourd’hui comme étant aux antipodes des principes de la justice pénale internationale.
« La presse judiciaire gabonaise tient à rappeler au monde entier les souffrances subies par le peuple gabonais sous le joug du régime d’Ali Bongo Ondimba »
poursuit la publication.
Mais cette journée du 17 juillet est aussi porteuse d’espoir. Depuis le renversement du pouvoir en août 2023 par l’armée gabonaise, puis l’élection du président Brice Clotaire Oligui Nguema en avril dernier, une nouvelle ère semble s’ouvrir. Le régime actuel promet une justice libre et impartiale.
« Pour la première fois depuis des décennies, l’espoir renaît : celui d’un Gabon où la justice est libre, impartiale et respectueuse des droits humains »
déclare encore la page judiciaire.
Enfin, dans un appel solennel à la mémoire collective, le message conclut :
« En cette journée symbolique du 17 juillet, la Presse judiciaire gabonaise appelle à ne jamais oublier les abus du régime déchu, à rendre justice aux victimes, et à inscrire définitivement le Gabon dans la voie de la vérité, de la justice et de la responsabilité »